J'ai entendu à la radio que deux types se présentaient, parmi beaucoup d'autres, à la présidence de la République, deux anciens premier ministres, un certain Edouard Philippe et un certain Gabriel Attal. Ces deux-là auront poussé, aux yeux en tout cas du commun des mortels, comme des pâquerettes, c'est-à-dire on ne sait trop comment et pour quoi. Ils font partie depuis quelques années du décor politicien, deux potiches.
On peut déceler chez ces deux-là les effets logiques de la vacuité. Ils ont un réel talent en la matière. Mais ils savent parler sur les plateaux de télévision et savent n'avoir pas honte d'eux-mêmes, et même jouissent d'une estime de soi bien ancrée. Il paraît que le vide, d'après les astrophysiciens, n'est jamais tout à fait vide, c'est vrai. Il y faut quelque chose au départ et chez eux c'est une ambition sans mesure. "Pourquoi pas moi" doivent-ils se dire chaque matin en se rasant.
Mais pour quel programme ? Il faut chercher mais on gagne du temps en inspectant leurs actions passées chacun à la tête de leur gouvernement. Quel aura été leur bilan respectif ? poussés qu'ils étaient par celui qui les nomma à ce poste réputé essentiel
Les réformes conduites par Edouard Philippe furent essentiellement "libérales" c'est-à-dire contraires à l'intérêt général et au monde du travail. Ce fut pour E.Philippe une énième réforme du code du travail prises par ordonnance (démocratie dans la Vème République quand tu nous tiens), et tout aussi énième réforme de l'assurance chômage pour "aider" les salariés privés d'emploi à chercher du travail. Et puis il y eut cette loi PACTE dont on attend encore les effets positifs. On en passe et des meilleures.
Quant à Attal aucune "réforme" ne peut lui être réellement imputées tant son séjour fut court à Matignon. Il fut en quelque sorte un premier ministre raté surfant tel un artiste sur l'écume laissée par son mentor.
Et donc, pour revenir à ce que pourrait être leur programme, c'est à leur histoire récente qu'il faut se référer, dans cette continuité macronienne qui eut le projet de n'en avoir aucun. Sauf que...
Sauf que le programme fantôme de ces deux là peut faire très mal. Ils ont élu domicile politique dans le sillon de ceux qui les ont faits. Ils continueront à servir une idéologie et une pratique néo-libérales qui s'acharnent à détruire le modèle social français. Pour cela ils continueront à affirmer que ces réformes seront réalisées et prévues pour le sauver.
De la même manière voudront-ils assurer un avenir aux services publics en taillant dans les dépenses publiques, lesquelles seraient la cause d'une France prétendument déchue. Ils agiterons leur sécateurs pour tailler dans les moyens de l'éducation nationale, les hôpitaux, les retraites, et pour satisfaire pleinement le patronat, détruire en passant le code du travail, tout ça sans en mesurer les conséquences sur l'économique er le social. Ainsi nous parle-t-on du déficit de la Sécurité Sociale qui serait dû à l'irresponsabilité supposée des affiliés sans voir que la sécu est malade d'abord des exonérations des "charges" patronales .
Pour ces "présidentiables" le projet est clair, prendre ou conserver le pouvoir. Ils sont pour cela incités et épaulés par les puissances d'argent qui entendent bien contrôler la vie politique du pays.
Attal et Philippe sont conscients de ce qu'ils font, ils savent pour qui ils roulent. Ce ne sont que deux petites pâquerettes mais qui, sans en avoir l'air, veulent nous faire bouffer les pissenlits par la racine.
Comment font-ils pour que des gens, qui n'y ont aucun intérêt, puissent encore voter pour eux ?
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