Gardons-nous de reprendre comme des perroquets le discours des media mainstream !
Ainsi les prisonniers palestiniens libérés au terme de l'accord de cessez-le-feu passé ce mois-ci sous la houlette de Trump, avaient été pour la plupart enfermés dans les geôles israéliennes sans qu’aucune charge contre eux ne soit établie, et parmi eux beaucoup de mineurs ou de vieillards. En tout cas ils ne sont pas tous, et de loin, des assassins assoiffés de sang. Ceux-là d’ailleurs sont liquidés par l’armée israélienne sans autre forme de procès.
Après le massacre du 7 octobre 2023, débutait l’enfer tous les jours sur la bande de Gaza, sans répit depuis maintenant deux années, bombardements, famine ou insuffisance alimentaire servant d'armes de guerre. Il n’est pas étonnant que les otages aient pu, et c’est un euphémisme, en souffrir également. Pourtant Netanyahu fait peser cette "responsabilité" uniquement sur le Hamas.
Plus de 80 000 morts Palestiniens ont été recensés
par les organismes internationaux et parmi eux une majorité de femmes et
enfants, trois ou quatre fois plus de blessés et de handicapés à vie, des structures
hospitalières détruites, des écoles, des universités rayées de la carte, des cultures vivrières saccagées pour longtemps…bref le
chaos généralisé qui s’apparente à la volonté de faire disparaitre
tout un peuple, physiquement et culturellement, un génocide en effet, en
passe d’être reconnu comme tel par les juridictions internationales.
S’il l’avait voulu Netanyahu aurait pu faire libérer les
otages beaucoup plus tôt et ainsi éviter toutes ses souffrances dont il est le
grand ordonnateur, à la tête d’un
gouvernement d’extrême-droite impitoyable qui va au-delà de la loi du
Talion. Il n'aura pas hésité le 15 septembre dernier de neutraliser, c’est-à-dire assassiner à Doha au Quatar, les négociateurs du Hamas. Méthode barbare s'il en est ! Et qui révèle surtout la volonté de ne pas négocier une paix juste et durable
Le cessez-feu est
bienvenu, gageons qu’il permettra à chacun des deux camps de souffler un peu et de recouvrer la raison.
Mais l’accord de paix est encore loin ; cette guerre, faute de solution
politique, risque de repartir de plus belle et d’entraîner une nouvelle fois le
massacre des innocents, de quelque bord soient-ils.
Par ailleurs la question de la Cisjordanie dans cet accord n'a même pas été évoquée, sans perspective tant que l'Etat d'Israël ne reconnaitra pas le droit pour les Palestiniens d'avoir un Etat.
Netanyahu et son gouvernement sanguinaire auront mené une
politique de terreur propre à alimenter le terrorisme, l’arme des peuples en
désespoir, pour plusieurs générations.