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mercredi 9 octobre 2024

Echos de la haine ordinaire

 A La Seyne-sur-mer, un jour de juin entre deux fameux tours des élections législatives de juin 2024 qui suivirent la géniale dissolution de l'Assemblée Nationale par notre tout aussi génial Président de la République. Avec quelques autres camarades  nous distribuions sur le marché des tracts pour la campagne de la candidate du Nouveau Front Populaire dans une circonscription largement dominée par le rassemblement national. 

L'accueil jusque là n'avait été si mauvais même si un peu plus de la moitié des gens nous faisaient plutôt la gueule. Il y avait là des équipes d'autres bords, Macronistes, LR, RN, Centre droit etc...Tous ces gens distribuaient leur propagande dans une ambiance plutôt apaisée, échangeant, mais pas trop quand même, des traits d'humour susceptibles d'éviter la confrontation inutile.

Nous baignions dans cet état pacifié lorsque nous fûmes agressés par un gars tonitruant qui se mit à verser sa haine contre nous qui représentions le NFP. Ainsi avons nous été traités, entre autres choses, de "violeurs de petite fille juive de 12 ans". Le type, qui je le précise ne se revendiquait ouvertement d'aucun parti, faisait référence à un fait-divers particulièrement horrible, largement relayé par les chaines d'informations continues telles CNews dont on connait le sens de la nuance et l'impartialité. 

Le gars visait nommément La France Insoumise. L'amalgame, à propos du conflit israélo-palestinien, était formé. Les prises de position supposées de LFI avait prétendument entrainé ce fait-divers atroce, et l'amalgame avait ainsi été relayé à l'envi par cette presse à la bêtise complaisante et dangereuse. 

Le gars qui nous gueulait dessus avait peut-être trop bu mais son agressivité outrancière révélait les limites et les violences potentielles du débat politique en France, favorisées par un climat de haine savamment entretenu.


samedi 30 avril 2022

L’unité : condition d’une victoire possible !

Premier ministre, pourquoi pas ? Jean-Luc Mélenchon, fort de sa « victoire » au premier tour des présidentielles qui lui donne le leadership à gauche, explore un moyen habile de continuer un combat qui aurait pu échapper à la France insoumise comme aux autres forces de gauche. Est proposé en effet à la gauche ce trou de souris qui pourrait lui permettre de n’être pas disqualifiée et mieux peut-être de parvenir à une victoire  qu’elle n’espérait plus compte tenu d’un contexte politique abîmée par une extrême-droite qui s’est encore renforcée électoralement et idéologiquement.

L’article 20 de la Constitution de la Vème République dispose que le gouvernement conduit la politique de la nation, gouvernement lui-même dirigé par un premier ministre sur la base d’une majorité absolue ou  relative. Cette majorité donnerait à ce dernier sa confiance et son blanc-seing pour une politique qui ne soit pas celle d’un Président de la République plus antisocial que jamais.

Ainsi E. Macron, Président nouvellement élu contre Marine Le Pen avec près de 59% des voix, serait cependant dans l’obligation morale et politique de nommer un Premier Ministre porté par des élections législatives victorieuses.

Mais voilà, pour cela il faut gagner ces législatives et pour espérer avoir une chance, il convient d’arriver, dans un optimisme volontaire, à une unité de toutes les formations politiques  qui se revendiquent des gauches sociales et écologiques.

Les élections législatives ne sont pas l’élection présidentielle. Elles sont  plus complexes, encore plus incertaines du fait de particularités locales diverses et variées. La marche est plus haute car au lieu d’avoir une seule élection on en compte 577, du  nombre de députés qui composent l’Assemblée Nationale. Il faut rendre cette Assemblée capable d’asseoir un Premier Ministre chargé de la conduite de la nation dans une version parlementariste de la Constitution et non plus quasi-exclusivement présidentialiste comme c’est le cas depuis la dernière cohabitation de 1997 à 2002.

L’urgence dans ce contexte est d’élire 290 députés pour espérer gouverner le pays et conduire une politique de gauche sur la base d’une plate-forme commune reprenant  les thèmes essentiels que nous défendons depuis longtemps, fût-ce dans une formulation propre aujourd’hui à LFI, à savoir notamment la retraite à 60 ans, le SMIC à 1400 euros, la planification écologique, la VIème République…

Urgent de s’entendre sur un seul candidat de gauche par circonscription. Au moins 290 raisons ou conditions d’être unis. Le combat, dans l’unité, doit continuer.


JMG

jeudi 1 avril 2021

Pétition pour l'unité, un bien nécessaire

La Gauche Démocratique et Sociale, dont Gérard Filoche est un des Porte-Parole, est à l'initiative d'un appel à l'unité de toute la gauche politique, syndicale, associative, dans la perspective des élections présidentielles et législatives de 2022. En voici le texte. 

Et on peut le signer ici https://www.unalt.fr/


Dès aujourd’hui nous appelons à l’unité dans les luttes et à construire tous ensemble une alternative. Nous soutenons les mouvements sociaux, les actions syndicales, les manifestations pour les droits démocratiques et souhaitons travailler à une perspective politique alternative. 

Avec de nombreux appels citoyens, nous voulons une candidature commune à la présidentielle de 2022. Elle doit représenter toutes les gauches sociales, écologistes et citoyennes sans exclusive ni préalable pour battre la droite et l’extrême droite. Cette candidature commune doit être liée à des candidatures unitaires pour les législatives. Il est temps que les partis et les mouvements politiques s’engagent à participer ensemble à un processus ouvert d’adoption d’un projet commun. Il constituerait un pacte de législature et permettrait une candidature commune à la Présidentielle. Nous proposons qu’une initiative du type « états généraux » permettant la participation populaire la plus large soit préparée, qu’elle soit ouverte aux citoyens, aux syndicalistes et qu’elle soit soutenue par tous les mouvements politiques dans une démarche unitaire. Nous sommes prêts à contribuer à ce processus à tous les niveaux et en rassemblant le plus largement. Définir un socle commun, c’est l’urgence pour éviter la division et l’élimination dès le 1 er tour si plusieurs candidatures fracturent les gauches sociales, écologistes et citoyennes. Un contrat de législature peut se baser a minima sur : 

DES MESURES D’URGENCE SOCIALE La priorité à la santé, l’éducation et les services publics, une gestion publique des médicaments et des vaccins contre les profits sur la pandémie, la lutte résolue pour éradiquer la pauvreté avec un revenu garanti, l’augmentation des salaires, la réduction du temps de travail, la reconstruction du code du travail, la défense d’une grande sécurité sociale, le retour à la retraite à 60 ans, une action pour l’égalité des droits et contre toutes les discriminations, contre la précarité et les fausses sous-traitances, une réforme fiscale qui redistribue les richesses… 

DES MESURES D’URGENCE ÉCOLOGIQUE Un plan massif de développement des énergies renouvelables, un service public de l’énergie, des transports en commun locaux gratuits, un plan massif d’isolation, de rénovation et de construction de logements accessibles, le développement d’une agro-écologie en rupture avec l’agriculture intensive… 

DES MESURES D’URGENCE DÉMOCRATIQUE L’abrogation de la loi «sécurité globale» et de la loi «confortant les principes de la République» si elles étaient adoptées, la convocation d’une assemblée constituante pour une 6e République parlementaire qui rompe avec le système présidentialiste… D’autres initiatives existent aujourd’hui avec la même ambition. Il s’agit maintenant de les faire converger pour atteindre nos objectifs. Participons partout à des comités ou regroupements unitaires avec les appels citoyens pour agir ensemble en ce sens

samedi 3 juin 2017

Législatives à Lons-le-Saunier, à gauche toute

Je le redis, je voterai et j'appelle à voter Gabriel Amard le candidat de FI dans la première circonscription du Jura, celle de Lons-le-Saunier, dans la ligne logique de mon vote au premier tour des présidentielles. J'avais considéré alors, faute et en dépit d'une unité dont la responsabilité est largement partagée, que JLuc Mélenchon était le mieux placé pour battre la droite ; battre y compris cette droite macronnienne d'autant plus dangereuse qu'elle marche et avance masquée. Elle prend les allures d'une force nouvelle soi-disant moderne et réformiste, mais en réalité ô combien rétrograde, ennemie de ceux qui en définitive créent les véritables richesses. La nomination d'un premier ministre issu de la droite partisane a fini de lever l'ambiguïté, cette nomination comme les premières mesures annoncées par ce gouvernement auront fini d'effacer tout doute à cet égard. Si l'on en croit le programme cette politique s'annonce désastreuse pour notre contrat social, sans aucune efficacité macro-économique, dans l'exacte lignée de celles conduites jusqu'alors depuis au moins trente ans.

On aurait pu se réjouir de l'unité retrouvée de la gauche dans cette circonscription autour du parti communiste, des verts et du parti socialiste ou de ce qu'il en reste.
Et il en reste trop peu.
Trop peu par le nombre des militants, mais trop peu surtout sur la question démocratique. Les instances fédérales du PS ne fonctionnent plus comme elle le devrait, faute de combattants, faute d'une pratique politique sérieuse, et tout cela accompagné d'un appauvrissement idéologique et programmatique qui d'ailleurs a favorisé localement le transfert opportuniste ou naturel d'une bonne partie des "cadres" du PS jurassien vers "en marche".

Malgré le dynamisme qu'il faut reconnaître à Marc-Henry Duvernet, ce qui reste du PS dans le Jura est donc devenue portion congrue, on ne sait plus qui est qui, qui défend quoi, sur quel programme on doit se prononcer ou pas. Des années de carence idéologique, de coup de butoir de hollandisme ou de vallsisme, ou de macronisme, ont tout cassé de la sincérité de ceux qui pouvaient l'être encore.

Et donc je n'ai pas confiance, malgré l'amitié que je peux garder pour lui, en la candidature d'un MHD qui n'est devenu un "frondeur" que bien tard,  trop tard en tout cas pour être suffisamment crédible. Il est des pratiques politiques que j'ai dénoncées, parmi celles qui visent à utiliser son parti pour  favoriser une carriérisme politique d'ailleurs bien illusoire. La moralisation de la vie politique, dont on parle tant, passe aussi dans le respect de la cohérence de ses propres idées.
Oui, je crains que mon ami Duvernet, s'il devenait député, devant un projet de loi comme la loi travail par exemple, rejoigne le camp des "réformateurs" pour quelque strapontin.

Et donc je vote pour le candidat le plus sûr à cet égard et le mieux placé à mes yeux pour défendre la cause du monde du travail contre les politiques austéritaires dictées par une Union Européenne qui continue aujourd’hui de nous perdre, et qui n'est pas l'Europe sociale et solidaire que nous voulons. J'entends surtout ne pas donner une majorité parlementaire à un gouvernement qui déclare sans ambiguïté la guerre à une république sociale seule capable de faire la richesse de notre pays, de ses habitants, et des citoyens que nous sommes.

JMG


samedi 20 mai 2017

Jura, dinosaures, accords et désaccords

Je reviens sur un accord qui a été passé dans le département du Jura pour les législatives de juin prochain. C'est un accord relativement rare dans un contexte généralisé de désunion de la gauche un peu partout en France, un accord exemplaire puisqu'il semble réconcilier les partis de gauche traditionnels : le PS, le PC, et les verts, une gauche plurielle ressuscitée qu'on croyait pourtant et à jamais disparue.

Là où le bât blesse c'est que France Insoumise dans le Jura ne s'est pas associée à cette union. Or aujourd'hui, et dans l'instant politique que nous connaissons, inédit à bien des égards, rien ne se fera à gauche sans l'appui ou l'assentiment de cette (nouvelle) force politique. Sans chercher qui est responsable ou pas de cette désunion, il aurait donc fallu (je sais c'est plus facile à dire qu'à faire) œuvrer à recomposer tous les morceaux de cette gauche éclatée pour espérer son retour, rassemblée, au Parlement.
Cet accord a quelque chose de bien artificiel. A Lons-le-Saunier dans cette première circonscription du Jura, il est en effet étrange et remarquable que le parti communiste accepte de s'allier à un parti socialiste fragilisée et blessé, pour ne pas dire moribond, déchiré qu'il a été ces dernière années par les effets d'une politique gouvernementale ayant abandonné toute référence sérieuse aux idéaux d'une gauche fidèle à ses valeurs.
Cette agonie du PS a donc commencé dès les débuts de la présidence Hollande, sans doute même avant, à la faveur de prises de position de la part de certains responsables du parti, au plan national ou comme ici localement dans le Jura, sans esprit critique ou aveuglé par un esprit de carrière, à la remorque d'un gouvernement plombé par les incroyables trahisons d'un Macron, d'un Valls ou d'un Hollande...

Illustration parmi d'autres : Eddy Lacroix, l'ex-premier secrétaire de la fédération PS du Jura, aura rejoint Macron après avoir flirté avec le Club Perspectives et Réalités (vieux club giscardien du milieu des années soixante-dix que l'on croyait pour le coup disparu). Nous avons donc appris que ce vieux truc vivotait encore dans le Jura, mais comme sont conservés des traces de dinosaures à Coisia ou à Loulle. (j'invite les amateurs de Jurassique Supérieur à se renseigner auprès du comité départemental du tourisme du Jura pour avoir de plus amples informations à ce sujet).

Ce secrétaire fédéral, après une lutte fratricide, avait dû laisser la place à l'encore plus jeune Marc Henry Duvernet, lequel en bon politicien mais en mauvais politique, après avoir semble-t-il hésiter à rejoindre Macron lui aussi, a pu louvoyer au gré du vent. Aujourd'hui candidat aux législatives au nom d'un PS en mal de démocratie, il semble avoir renouer pour la circonstance avec un discours qui lui permette d'accorder son violon avec ceux d'un parti communiste lui-même en grande difficulté dans la région comme ailleurs, ce que ce parti de militants ne mérite d'ailleurs pas.

Et donc voilà, l'unité c'est bien, c'est beau, c'est nécessaire, mais il convient de savoir pourquoi et comment elle s'est faite, et ne pas trop s'illusionner sur sa relative solidité. En réalité on a l'unité qu'on mérite. Et il faut une bonne force de caractère, collective, pour faire sans illusion table rase des désaccords passés.
Pour ma part, je reste sur mon vote du premier tour des présidentielles en le projetant sur la candidature de Gabriel Amard investie par France Insoumise.

Il reste de ce côté un espoir de victoire qui n'aurait rien à devoir au hasard. C'est un mouvement qui a su collectivement construire un projet et un programme, exigence que le PS pour l'heure a abandonné, ne serait-ce que par inanition démocratique

JMG

mercredi 10 mai 2017

pour rire "en marche" ou en courant

Devant la naissance de tous ces mouvements, j'ai décidé de créer le mien qui s'appellera "en courant"

Les réformes ainsi seraient plus rapidement mises en place ( "en marche" à côté ce sera vraiment nul question vitesse) et en même temps ce nouveau truc pourrait servir à tous ceux qui n'ont pu trouver refuge dans les autres au terme d'une carrière politique plus ou moins bien aboutie (Manu, si tu m'entends)

La nature des réformes ne sont pas encore connues exactement (elles seront malgré tout dans l'air du temps, du genre pas trop pour les pauvres) mais c'est pas grave car, quelles qu'elles soient, elles ne sont jamais bien regardées par le grand public qui a certainement d'autres chats à fouetter que de s'emmerder à lire un programme qui pourra à peine être appliqué et ce pour des raisons diverses et absolument indépendante de ma volonté

J'aimerais avoir des avis pour savoir si ça vaut le coup mon truc
mais il vous est possible dès maintenant de déposer votre dossier de candidature au cas où vous voudriez vous présenter aux législatives au nom de ce nouveau courant "d'en courant"

vous voudrez bien mettre votre photo
je vous dis tout de suite, je ne vous prend pas en traître, je ferai très attention à la forme, à l'esthétique, à la communication, à toutes ces choses dont les imbéciles ou les naïfs en politique n'attribuent que très peu d'importance

jmg