Je sais, cela ressemble à un procès d'intention et c'est pas bien : je soupçonne les gens qui nous gouvernent de tirer partie de catastrophes pour nous imposer des réformes visant à nous paupériser. Ils nous visent peut-être pas directement, mais leurs réformes oui.
Les fortes chaleurs et les feux de forêt pourraient influencer la communication (ou la propagande ?) gouvernementale. Je l'ai bien senti en écoutant la ministre de je ne sais quoi, il y a quelques jours, sur France Inter. Vous ne m'en voudrez pas de ne pouvoir reprendre le verbatim exact de cette ministre dont j'ai oublié le nom comme la fonction exacte. Ministre de quoi, déjà ?
Mais, à un moment de son interview elle a bien dit que les catastrophes que nous affrontions aujourd'hui devaient nous conduire à relativiser les effets des "réformes" que le gouvernement s'apprêtait à mettre en place pour notre bien.
Ainsi justifiait-elle le doublement des franchises médicales décidé par le gouvernement Lecornu, celles ci passant de 100 à 200 euros par an. Nos élites gouvernementales, mues par un idéologie du chacun pour soi au plan économique, continue par petites touches successives, à démanteler voire à détruire la sécurité sociale, et donc l'Etat social, aidé en cela par des catastrophes qui, comme l'arbre qui brûle, cachent la forêt.
Ce sont ces mêmes gens, les Gabriel Attal, les Edouard Philippe, les Bardella-Le Pen des deux ou trois Sicile, qui râlent contre les dépenses publiques qui pourtant sont utiles à éteindre les feux.
Ces gens-là s’accordent tous pour dire qu’il ne faut pas augmenter les impôts, conformément à la vulgate néo-libérale.
Pour financer la dette selon eux, il vaut mieux, tout en réduisant les dépenses publiques, faire payer les pauvres et préserver les très riches en leur offrant des avantages fiscaux indécents.
Rien ne vaut une catastrophe pour, le plus tranquillement du monde, s'attaquer aux services publics et trahir le principe d’égalité de tous devant l’impôt.
jmg
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