Il est périlleux aujourd'hui de laisser Macron maître du jeu. C'est ce qui semble se passer depuis quelques jours, une bonne partie de la gauche jusqu’à présent constituée en Nouveau Front populaire semble renoncer à exiger du président de la République la nomination d'un premier ministre issu du NFP, formation arrivée en tête des dernières législatives.
Accepter de négocier avec Macron c'est reconnaître une
défaite qui va bien au-delà de celle subie par la Macronie. Celle-ci s'attache
encore à vouloir tout maitriser au travers une aveugle interprétation de la
constitution digne de celle portée par Carl Schmitt en son temps (de sinistre
mémoire), une vision qui favorise un « décisionisme » contraire au
principe de la séparation des pouvoirs et au parlementarisme.
Reste à savoir ce que les négociateurs de l'Elysée parmi le
PC, les écologistes, les socialistes pourront retirer de ces discussions. Qu’espèrent-ils
? Si au moins ils parviennent à faire reculer la droite sur la question des
retraites ce sera tant mieux, ou sur l’augmentation du Smic…mais peut-on y
croire encore ?
Il n’en reste pas moins que ces réunions autour de Macron
isolent Mélenchon et LFI qui sont confirmées comme cible privilégiée de la
droite ; pour cette dernière c’est bien d’où vient le danger, elle ne s’y
trompe pas, LFI constitue de loin la première force pour une gauche de
résistance contre une droite ou un centre prétendument «raisonnable ».
Les autres composantes du NFP ont mieux à faire que de s’aligner
sur ce mensonge.
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