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dimanche 9 mars 2014

Confusion (suite)

Je me plais à penser, mais j'ai peut-être tort, que Jacques Pélissard a dû trouver quelque malice à débaucher des gens comme JP Huelin ou Isabelle Durand-Belot  ( je m'excuse auprès des agents de la NSA qui ne doivent rien comprendre les pauvres, mais z'ont qu'à mieux suivre et écouter !) qui, en même temps qu'ils vont à la soupe, se revendiquent comme ex-socialistes, de gauche, voire même parfois si j’en crois la presse, de l’aile gauche de la gauche de la gauche, j'exagère à peine. On croit rêver ! A la place des "jeunes populaires" (même des vieux) de l'UMP qui voudraient faire carrière je me méfierais... 

Jacques Pélissard pour le coup s’accommode de gens qui n’ont pas honte de retourner leur veste même en y mettant les formes sur un ton d'ouverture. Très sincèrement je ne lui en veux pas, d’autant qu’en face c’est du pareil au même, puisqu’on a pu "transfuger" ( j’aime bien le néologisme) des gens du Modem, pensant peut-être que la transfusion pourrait avoir quelque effet électoral bénéfique. Nous verrons bien. Je n’ai rien contre le Modem, j’y ai d’excellents amis, dont Bayrou pour ne rien vous cacher puisque moi aussi je suis de Pau à l'origine, mais sur le plan politique ce sont des gens pour qui le flou tient lieu de stratégie tout en ayant participé, au moins sur le plan national, à des politiques de recul social. Enfin, pour ce que j’en pense…

Il y a sur chacune des listes municipales présentées dans la ville-Préfecture du Jura, des gens très bien, volontaires, sincères, qui pour la plupart sont en train d’entrouvrir, pour y jeter un œil, la porte de la vie politique locale, dont aussi, c'est la loi du genre, ses polémiques et ses coups-bas. Et heureusement cela ne dure pas si longtemps, deux semaines, voire trois tout au plus s’il y a un second tour. Ce n’est pas bien long et cela reste une aventure qui mérite d’être vécue après tout...

Je note que pour l’instant ces listes dans leur ensemble restent étonnamment silencieuses sur les buts qu’elles s’assignent, ou lorsqu'il y en a, ceux-ci se ressemblent étrangement, comme si l'on manquait d'imagination pour gérer et développer une ville.

Et donc, ce qui à mes yeux fait la différence, c’est la capacité de conscience et de résistance que chacune de ces listes peut avancer face à la destruction de l’Etat social qui se déroule aujourd’hui sous nos yeux. Car de cet état de conscience découleront par la suite programmes ou projets.

Celle qui parle de solidarité, d’écologie, je dois l’avouer, me parle davantage. C’est d’ailleurs les thèmes que j’avais développés moi-même dans un avant-projet servant de base à ma candidature, éphémère, à la primaire interne pour l’investiture pour la tête de liste socialiste à Lons-le-Saunier.

En ce sens, et au risque de me faire encore une fois inviter à m'expliquer devant le secrétariat la fédération socialiste du Jura, je me sens proche des gens qui composent la liste du Front de gauche, j’y peux rien, c’est comme ça, c’est pourquoi j’aurais aimé que la liste investie officiellement par le parti socialiste, adoptât une attitude moins intransigeante pour opérer une nécessaire union de la gauche. D’évidence, MDH et son équipe (?) n’en voulait pas, cela a constitué une des causes de rupture. Et à mon avis c'est une grave faute politique, peut-être irréversible.

JMG

mercredi 3 juillet 2013

De quoi le parti socialiste est-il encore le nom ?

Ainsi nous apprenons que le Modem soutient un candidat proclamé, issu du parti socialiste, pour les prochaines municipales de Lons-le-Saunier. Le Modem fait ce qu’il veut. Je ne savais pas pour ma part qu’il existait encore. (Je me souviens d’un certain Bayrou mais cela reste très nébuleux pour moi.)
Je confonds avec l’UDI, et un peu aussi avec l’UMP. Sans être désobligeant avec tous ces sigles et ce (ou ceux) qu’ils voudraient (ou pas) représenter, ça me rappelle les noms des grandes sociétés commerciales qui,  au gré de rachats ou  autres fusions, changent de nom comme de chemise Lacoste. Quoique Lacoste est un mauvais exemple ici : (outre le fait que je n’en ai jamais porté et que je me fous des marques comme de mon premier polo), il faut reconnaître que Lacoste est une grande marque  qui précisément a su garder son identité.

Un peu comme le parti socialiste qui malgré les velléités exprimés un jour par Emmanuel Valls ( qui aurait pu être lui de l’ump pour les misères qu’il fait aux sans-papiers ou aux Roms) n’a pas encore changé de nom. Ce qui sauve un peu son âme. Il y a encore un peu d’espoir qu’en se disant socialiste on le reste tant soit peu.

C’est que le parti socialiste, dans les esprits, et dans l’électorat ( mais oui, c’est pourquoi logiquement beaucoup d’élus ne le quitteraient pour rien au monde, pour l’instant tout au moins ) reste encore malgré tout une valeur sûre. Mais jusqu’à quand ? Les coups de butoir idéologiques dont il est victime, en interne, mais aussi par effet indirect des actions ou inactions gouvernementales, pourront-ils le préserver d’un changement mortifère ?

En d’autres termes, jusqu’où ira-t-il, le parti socialiste,  pour faire une politique qui n’aurait plus rien à voir avec son nom, jusqu’à précisément se lier au Modem, ou à l’UDI, ou à d’autres choses encore ?
Saura-t-il se défaire de l’anti-communisme primaire de certains de ses membres, rares peut-être mais influents, qui l’empêche aujourd’hui de travailler avec son propre camp historique ?

Sans faire dans la grandiloquence le parti socialiste est  le parti de Jaurès.
Jaurès qui aurait été bien malade d’apprendre ou de constater, même sous un gouvernement de gauche, ce que l’on peut faire aujourd‘hui de son héritage.

En clair, le parti socialiste qui reste la composante essentielle de la gauche, autant localement que nationalement, doit retrouver les valeurs qui le fondent encore, et ne pas se vouer aveuglément, et sans débat interne surtout, à des alliances qui pourraient finir de le couler. Il doit avant tout se faire le porte-parole de ceux qui l'ont porté au pouvoir, c'est à dire les salariés.
C'est là une urgence politique.

JMG