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mercredi 8 juin 2022

Police

En Seine-st-Denis fin mars, à Paris au Pont-neuf fin avril, et enfin samedi dernier à Paris dans le 18éme arrondissement, en tout quatre morts, en trois mois seulement, pour des refus d’obtempérer ! Cela commence à faire beaucoup. La police ne tue pas ?

Il faut juste s'atteler à mieux la former et lui rappeler qu’on n’est pas aux Etats-Unis, qu’il doit exister en France une police républicaine à qui on donne les moyens de fonctionner et reste sous contrôle des citoyens au travers de politiques responsables, notamment en matière sociale et sécuritaire.

La légitimité de la violence d’Etat ne doit pas permettre n’importe quoi dans l’exercice du maintien de l’ordre. Cette question ne saurait demeurer tabou, quitte à se faire traiter d’islamo-gauchiste ou d'on ne sait quoi par des gens qui s'entendent à tuer tout débat indispensable en la matière.

La violence et le nombre des attaques contre Mélenchon, qui a le courage de lancer le débat  sur les mauvaises pratiques de la police, sont nerveuses et excessives, souvent haineuses. Elles présentent aussi le risque, relayées par des media à visage unique, de porter atteinte gravement à la bonne santé démocratique de notre pays.

JMG


samedi 5 mai 2018

Fête : la faute à Macron

Macron voulait commémorer mai 68, il est servi, mais cette commémoration ne se fera pas avec, mais contre lui. La "fête à Macron", c'est la faute à Macron lui-même qui a poussé le bouchon de la régression sociale un peu trop loin. Cela donc pourrait lui couter plus cher que prévu, à lui et tous ses soutiens qui étaient jusque là sur un petit nuage, jouant les Bonaparte à qui mieux mieux, forts de leur entêtement à vouloir faire leur révolution laquelle, manifestement, n'est pas celle de la population ni celle surtout du peuple français.

Il est amusant, jouissif même, de voir quelque éditorialiste de la presse "main-stream", pointer la supposée violence de la "France Insoumise", relayant ainsi Macron qui lui-même avait dénoncé JL Mélenchon comme un agitateur.
Ainsi, a-t-on entendu certains de ces journalistes, à la suite des déclarations du porte-parole du gouvernement, gloser sur l'expression "faire la fête" qui constituerait un appel irresponsable à la violence. Cette manifestation "pot-au-feu" comme la nomme ses organisateurs, cacherait un lancer de tomates, de betteraves ou de choux-fleurs derrière lesquels se blottiraient des velléités bien plus graves de lancers de pavés.
Tout ça est d'un ridicule consommé...de poireaux.

Comme si la violence supposée d'un François Ruffin était l'égale de la violence, réelle celle-là, des "Black Blocs".
L'humour de Ruffin peut faire peur mais parce qu'il vise juste. C'est ce qui gêne tant le gouvernement ou certains journalistes, du Figaro ou des chaînes en continu, BFM, CNews, ou encore de TF1, voire de la télévision "publique". Ceux-là constituent les courroies du pouvoir économique ou politique, ils sentent le danger, ils feront tout pour reprendre la main face à cette révolte délibérément pacifique.
 D'abord en ne la nommant pas par ce qu'elle est, en lui donnant les attributs de la violence alors qu'elle est foncièrement et délibérément non-violente.

Il serait temps que le pouvoir, aujourd'hui en France, par son expression tout autant que par ses actes, devienne raisonnable. C'est pas gagné, mais on va l'y aider.

JMG

mercredi 12 avril 2017

je vote Mélenchon

A quelques jours du premier tour, même si la décision est particulièrement difficile à prendre, il faut se construire une raison, et bien plus une détermination en tenant compte des circonstances qui sont offerts à nos choix. Et dire le sien. Voter est un engagement d'autant plus grand qu'il est rendu public.

JL Mélenchon, aujourd'hui me paraît être le seul à gauche susceptible de l'emporter. Ce n'est pas tant les derniers sondages qui me font dire cela, ni même la dynamique qui semble le porter depuis quelques jours, mais bien plutôt la force des idées qui paraissent avoir un effet dans la population française, effet secrètement que tout le monde attendait.
La France est une terre de gauche, il convient seulement de le lui rappeler de temps en temps, chose que ni Hollande, ni Valls (au fait où est-il passé ?), et encore moins Macron n'ont voulu faire. Ils ont fait le contraire contre toute morale politique et pour les échecs qui ont suivi sur les plans économiques et sociaux.

Ces idées ce sont celles d'un PS de l'origine, n'en déplaisent à quelques thuriféraires de Mélenchon oublieux ou bien naïfs qui croient avoir inventé l'eau chaude, ce sont en tout cas celles que pour ma part je défends depuis toujours. Mais ces idées, tout comme leur propagation renouvelée, sont aussi le fruit de débats sérieux ayant eu cours au sein de "la France insoumise" avec un sort singulier et bénéfique à la question écologique. En tout cas le projet de Mélenchon n'est pas n'importe quoi, il parait savamment construit, avec une cohérence interne que l'on peut saluer, produit d'un travail collectif, démocratique.

Hamon n'a pas démérité, mais il faut se rendre à l'évidence, il lui est impossible désormais de rassembler, je ne dis pas que Mélenchon lui pourra le faire à coup sûr avec à la clé une victoire inespérée mais il semble être sur une meilleure voie que le vainqueur des primaires socialistes sur lesquelles Valls et d'autres, dont beaucoup rejoignent Macron, auront craché sans vergogne, contre leur propre camp, comme un point d'orgue à toutes les trahisons d'ordre idéologique et programmatique dont ils se sont montré capables et coupables surtout.

Ceci bien sûr est fragile, il se peut dans quelques heures, dans quelques jours, que cette dynamique, agressée par des attaques de tous bords, de droite, ou de "gauche" comme celle venue d'un François Hollande sentant venir le danger d'une remise en cause de son néo-libéralisme, se retourne à nouveau et casse un élan que l'on pût croire décisif.

Mais je ne crois pas. En cette dernière ligne droite, il s'agit d'utiliser les accélérateurs qui nous sont offerts. Cela me parait d'autant plus nécessaire qu'on peut se sentir réticent sur un revenu universel aventureux et encore trop mal défini. Je me sens plus proche de Mélenchon que de Hamon sur la question européenne, plus proche encore de Mélenchon sur la politique au Moyen-Orient. Benoît Hamon à cet égard me paraît trop suiviste par rapport aux Etats-Unis dans le sillage d'un Hollande aveuglé par une pensée dominante guerrière.

Voilà.

JMG

lundi 6 mai 2013

Du balai ! Et l'aspirateur, jamais ?

Le premier mai fut doux...cet hiver. A Lons-le-Saunier rien qu'une poignée de membres du parti socialiste à manifester, quand je dis une poignée, je suis large, trois ou quatre tout au plus sur trois cents manifestants à s'être rassemblés sur la place de la Liberté. Il y en avait davantage à Dole paraît-il, cela sauve l'honneur.

A Lons-le-Saunier l'année dernière le secrétaire de section avait rappelé aux militants le lieu et l'heure du rendez-vous. Mais c'était avant, avant le 6 mai 2012, date de l'élection de François Hollande, dont on fête aujourd'hui même le premier anniversaire.
Pourquoi donc ce qui était vrai, ou important, l'année dernière ne le serait plus cette année à la même date sous prétexte qu'une élection présidentielle serait passée par là ? Cela fait désordre aux yeux des salariés, et cette incohérence, cette ignorance soudaine des symboles de la gauche, ajoutent à la gravité de la situation, elles la rendent pathétique.
Et surtout elle aurait tendance à confirmer que le parti socialiste se désolidarise de sa "base" (comme aurait dit Georges Bush junior en parlant des milliardaires qui le soutenaient) ; mais ici on veut parler de celle des salariés, la nôtre, celle qui finalement aura porté François Hollande au pouvoir.

C'est pourquoi la manifestation du Front de gauche entre la Bastille et la Nation, en dépit de quelques excès de vocabulaire ménagers inoffensifs que des esprits fragiles voudraient faire passer pour des coups de canon,  attire ma sympathie.
N'en déplaise à certains de mes camarades, je ne mets pas cette manifestation dans le même sac à poussière que celles de droite ou d'extrême-droite. Cet amalgame ne ferait que desservir la gauche toute entière.
Pourvu qu'il soit respectueux des différences, Mélenchon est de notre camp, tout comme le parti communiste, notre partenaire historique.

Ainsi, il est heureux que le plus de voix possibles s'élèvent contre le vote de la loi dite de flexisécurité qui est de nature à faciliter et sécuriser surtout les licenciements, tout comme il est important pour l'ensemble du monde du travail et pour le mouvement syndical que la loi d'amnistie sociale puisse être votée.
Quoi de plus normal pour un socialiste que de préférer les manifestations de gauche aux manifestations de droite dont il y a peu de temps encore on n'aurait jamais cru le retour possible ?

                                                               
                                                             JMG