samedi 28 décembre 2013

Les municipales et mon futur ami JP

Il m'arrive une chose pas ordinaire ce matin, les amis de Jacques Pélissard m'invitent à faire ami-ami avec eux sur Facebook, ils se nomment eux-mêmes "Municipales de Lons-le-Saunier" (nom) "tous avec Jacques Pélissard" (prénom). 
Je dois avouer que ça m'en bouche un coin et je dirais même plus : cela m'attendrit. On a tellement du mal parfois à s'accommoder de ses propres amis (parmi lesquels certains ne vous acceptent même pas comme "ami" sur facebook) qu'on ne peut être touchés lorsque ceux de l'autre camp vous offrent leur amitié, fût-elle aussi précaire et paraît-il virtuelle que celles qui surfent sur l'écume des réseaux sociaux.

J'ai donc écarquillé les yeux ce matin, hésitant à voir dans cette démarche amicale, ou bien les restes d'un cauchemar, ou bien ceux d'un rêve qui s'échouerait les lendemains d'une fête de la nativité.  Je suis tenté davantage par le rêve, c'est mon côté optimiste qui repart de plus belle, après il est vrai un assez court moment d'angoisse.

Mais comme tout se négocie aujourd'hui, y compris les amitiés, on me permettra donc d'avancer sinon avec prudence du moins avec intérêt. 
C'est pourquoi je n'accepterais d'être l'ami de "Municipales de Lons-le-Saunier" qu'à certaines conditions.

D'abord il conviendra que mon nouvel ami prénommé  "Tous avec Jacques Pélissard" prenne l'engagement de tenir ses promesses. (D'un coup cette tautologie, car c'en est une je crois bien, ne me dit rien de bon, j'ai le sentiment que je vais encore me faire avoir, disons que c'est un engagement qui ne ne mange pas de pain pour celui qui l'énoncerait...mais courage, continuons malgré ces risques sérieux...)

J'ai donc pensé, dans une espèce d'éclair subit de complète inconscience, demander à mon éventuel nouvel ami d’œuvrer pour un retour au pouvoir des soviets, mais j'ai bien vite renoncé, car trop c'est trop, il convient dans une négociation de toujours respecter l'adversaire et, considérant ses antécédents, de ne pas lui demander l'impossible ne serait-ce que pour lui éviter une crise d'apoplexie.

Par contre je lui demande, si tant est qu'il veuille toujours autant mériter mon amitiés FB, de s'engager à intercéder auprès de ses amis Fillon-Copé ( dans ce cas les amis de mes amis devenant mes amis) pour qu'ils souscrivent à une fiscalité plus juste, progressive, au moins du niveau qu'elle fut avant que leur copain Raffarin par une sorte d'excès effarant de libéralisme, n'y mît un point final.

J'engagerais ensuite mon nouvel ami à intercéder auprès de Fillon ou Copé (on ne sait plus lequel) pour que soit restaurée la retraite à soixante ans. Tout cela a tellement donné de mauvaises idées à l'actuel gouvernement de gauche qu'il s'agirait aujourd'hui de crier haut et fort la nécessité de faire machine arrière et remplacer le chômage des jeunes par une retraite bien méritée des plus anciens, l'avenir, surtout en pleine mondialisation, étant davantage au partage du travail qu'à sa raréfaction.

Je lui demanderais aussi d'arrêter de bassiner les électeurs sur les questions de sécurité comme si celles-ci devaient rester le nec plus ultra et le but ultime de la politique. Même si électoralement ça peut marcher il y a toujours quelque intérêt à ne pas prendre les électeurs pour des imbéciles, surtout que l'insécurité aujourd'hui est avant tout sociale.

Enfin, sur le plan local, je demanderais à mon supposé ami de construire un vrai service de nettoiement pour la ville de Lons-le-Saunier, un peu plus efficace, avec de véritables moyens humains et matériels, et qui ne soit pas, même accessoirement, devenu un vecteur de publicité pour la restauration rapide, Mac Donald pour ne pas le nommer. 

Ces trois engagements étant pris, et qui ne sont pas grand'chose par rapport à ce que j'aurais pu demander, j'accepterais alors d'être "ami", cela ne m'empêchant pas quand même de continuer à voter pour mon propre camp, j'ai nommé la gauche et le parti socialiste qui, en ces temps d'incertitude politique et idéologique, en auront bien besoin. 

Car il ne faut quand même pas pousser...


JMG






mercredi 18 décembre 2013

Encore un qui s'appelle Martin

La CFDT nous a habitué à ce qu’elle dégotte des conversions intéressantes et intéressées pour ses figures emblématiques. Cela a été le cas des Chérèque père et fils, l’un prénommé Jacques, devenu en sont temps ministre, après avoir été un des leaders syndicaux, déjà, de la Lorraine en crise, et l’autre, le fils, François donc, recyclé par le gouvernement à l’inspection  générale des  affaires sociales, pour se retrouver aussi à la Présidence de Terra Nova, un "think tank" proche du Parti Socialiste. Je ne sais d’ailleurs si Chérèque fils aura conservé les deux responsabilités.

Sans même citer Jean Kaspar qui passa de secrétaire général de la CFDT à ministre-conseiller à l’ambassade de France à Washington, on se rappelle aussi de la Tsarine, Nicole Notat, ex patronne de la CFDT, devenue par la grâce d’on ne sait quel mécène, présidente du Siècle, club-association qui réunit dans un même lieu de pouvoir et d’influence, tout ce qui se fait de mieux (bof !) dans notre classe dirigeante.

Si j’étais méchant je dirais que la CFDT est un syndicat d’avenir, pour ses dirigeants au moins. Mais je suis méchant.

Et maintenant, Martin, un peu plus bas dans la hiérarchie syndicale mais bien plus haut jusqu'alors au moins dans l’estime générale que l’on pouvait porter à l’idéal syndicaliste. Un vrai de vrai Martin, un ouvrier, un fort en gueule, un authentique, un qui pleure quand il faut, un qui se salit les mains, qui sait brandir le poing et parler au mégaphone. C’est pourquoi d’ailleurs, bien qu’étant à la CGT, je n’en veux pas au cédétiste  Edouard Martin : car je ne sais pas ce que j’aurais fait à sa place, rendez-vous compte, le gars est foutu à la porte de son usine après s’être battu comme un malade, et voilà qu’on lui propose une place de député européen à 7000 euros par mois au bas mot, sans compter les avantages accessoires, saucisses, choucroute, strudel, chauffeur et Strasbourgeoises. ( pour les Strasbourgeoises j’déconne bien sûr, pas d'ennuis ni de Femen sous mes fenêtres !)

C’est encore mieux que de gagner au loto, non ? Il n’y a guère que les riches qui pourraient se payer le luxe de renoncer à leurs gains au Loto.

Et donc le problème n’est tant celui de Martin que le nôtre, car même s'il gardait longtemps cette image du syndicaliste frôlant l’opprobre, et la Droite on peut lui faire confiance ne manquera ni de hurler ni de se moquer, cela ajoute à la déroute idéologique que la gauche traverse aujourd’hui. 

On ne peut pas ne pas penser à Terra Nova précisément qui envisageait d'exclure les ouvriers de la base politique du parti socialiste. L'intégration d'Edouard Martin dans cette liste du Grand Est pour les européennes suffira-t-elle vraiment à redresser la barre ? Ne serait-ce plutôt qu'une espèce d'ouvriérisme sans profondeur ?


On ne peut lui en vouloir, j'irais même jusqu'à le féliciter par anticipation de son élection.
On pourrait en revanche en vouloir à ceux qui pensent qu’en le plaçant là, le scrutin leur sera plus favorable. Rien n’est moins sûr.

Enfin, on peut en vouloir surtout à ceux qui, en le sauvant, n’ont pas sauvé Florange.


JMG

samedi 7 décembre 2013

Mille-feuilles et tarte à la crème

Partout à la radio, à la télévision , dans les journaux, de la part des politiques, des experts en tout genre, ce leitmotiv : notre système administratif serait trop complexe, il y aurait trop de communes, trop de départements, trop de régions , trop de tout, "trop de notes" en somme dans la symphonie mal embouchée de nos territoires. Et bien sûr, tarte à la crème, tout cela nous coûte cher, trop cher !

 Il faudrait donc trancher dans le mille-feuilles. Car tout le mal viendrait de là : si nous sommes en crise, s’il y a trop de chômage c’est parce qu’il y aurait trop de strates administratives qui se disputeraient, en se chevauchant, des compétences qui plus est illusoires.

 Ce constat, si c’en est un, a déjà débouché sur un arsenal réglementaire et législatif jamais terminé, et qui nous tient en haleine depuis des décennies, 1982, 1992, 2004, 2012, et 2014 bientôt avec ce projet de loi de modernisation de l'action publique et d'affirmation des métropoles. Tant est si bien qu’en guise de clarté gagnée nous n’avons fait, au fil du temps législatif ou réglementaire, qu’accumuler des couches de brouillard de plus en plus épaisses. Et finalement c’est l’usager des services publics locaux -ou le citoyen, ce qui est presque plus grave- qui sera devenu le plus perdu dans cette jungle.

Parce que l’Allemagne, elle, ne compterait pas autant de communes, il faudrait qu’en France on fît la même chose. C’est méconnaître l’histoire qui a fait à leur rythme les nations. Trente-six mille communes en France, et alors ? Cela n’est-il pas une chance pour la démocratie de proximité ? A-t-on jamais empêché les communes de s’organiser en syndicat à vocation unique ou multiple ? Voire de fusionner, mais en toute liberté bien sûr ?

 Quoi qu’il en soit la réforme (en fait l’avatar du rapport Balladur de 2009) est sur les rails et elle a un but affirmé, celui de la réduction des dépenses publiques avant d’être au service de l’usager. Et pour cela apparaît un instrument de taille, la bombe atomique de l’incitation à la mutualisation des services : le CIF ( coefficient d’intégration fiscale). C’est simple, plus vous aurez supprimé d’emplois publics, plus vous obtiendrez d’aides financières de l’Etat. Je n’exagère pas. Insolite et grotesque dans un  pays qui comptent plus de trois millions de chômeurs !

Ainsi la commune est embrassée jusqu’à l’étouffement par une coopération intercommunale forcée dans le cadre des communautés de communes ou d’agglomérations. Les compétences des communes risquent de se trouver réduites à la plus simple expression rendant la distance plus grandes entre le service et ses bénéficiaires, dans le cadre d'un contrôle démocratique moins serré puisque là encore le pouvoir sera recentré sur l’agglomération avec une assemblée délibérative démesurée à la merci pourtant des villes-centre.

Plus sérieux encore, la question des métropoles que l’on veut rendre plus « compétitives » mot à la mode, à l’échelle européenne, jusqu’à nier les départements ou les communes qu’elles engloberont aussi. Des métropoles certes, mais à la campagne. Lons-le-Saunier concernée ? Non, mais Lyon ou Marseille, oui sans doute...Quoi de plus saugrenu ?

Le désir de l’usager-citoyen est de comprendre, d’y voir plus clair. En temps de crise il convient de stabiliser les compétences des collectivités, pour les rendre plus claires et donc plus efficaces, et non pour les rendre encore plus opaques, ou plus éloignées des citoyens qu'elles ne le sont aujourd'hui. Et  de leur donner des moyens appuyés par une fiscalité locale enfin plus juste…

Mais de cela on ne veut pas. Ce serait presque trop simple.

JMG

samedi 30 novembre 2013

Où l'on voit qu'il n'y a pas que les municipales dans la vie, surtout en ce moment

Cette semaine à Lons-le-Saunier (  Jura, sur Vallière pour ceux qui ne connaissent pas) aura été marquée par le rassemblement que Marc-Henry Duvernet, notre candidat, investi par le parti socialiste (voir les épisodes précédents),  aura réussi avec un certain brio à organiser au Carcom, ce dont je le félicite. Une belle réunion, conviviale comme on dit, même si parfois l’auto-congratulation mutualisée et généralisée, à l'américaine, a pu paraître excessive à certains, comme hors-sol. Maintenant si cela peut contribuer à nous faire gagner, tant mieux...ça ira, ça ira...pourvu que ce ne fût au prix de nos valeurs, celles de la gauche s'entend...

C’était le 26 novembre dernier donc, le jour même, hasard du calendrier, où l’Assemblée Nationale votait la « réforme » des retraites dans les griffes d’un article 49-3 de la Constitution ( dit vote bloqué) qui permet à un gouvernement peu sûr de lui de faire adopter des projets dont il sait qu’ils n’obtiendrait pas, sans ce stratagème constitutionnel, l’aval des députés de son camp.
Un bel exemple de contre-démocratie parlementaire que nous dénoncions encore il n’y a pas si longtemps. De cette réforme il ne fut nullement question pourtant, l’atmosphère étant à la fête et au rassemblement.

Les façons d’arriver à cette « réforme » des retraites  aggrave le fond de l’affaire : une loi de nature à accentuer la paupérisation de la population, et qui vient à la suite de celles concoctées par la Droite. Contre ces réformes, des millions de personnes ont manifesté, en 2003, 2008 et 2010, dont un certain nombre d’actuels ministres, pour finir ces jours récents où nous ne fûmes plus que quelques syndicalistes.

Ces réformes n’ont pas été remises en cause par le gouvernement Hollande. Bien au contraire. D’autres solutions pourtant étaient possibles ( lire le blog de Gérard Filoche) mais pour cela il aurait fallu d’abord faire fi de l’argument fallacieux, mais bien commode, du supposé allongement de la durée de la vie…qui est en train de régresser d’ailleurs, et pour cause.
C’est le chômage qui est en train de tuer nos système de retraites, les jeunes étant fort logiquement le plus touchés puisque les « seniors », ceux d’entre eux qui ne seront pas déjà au chômage ( en France moins d’un salarié sur deux est en emploi avant la retraite),  seront obligés de travailler plus longtemps.

Le gouvernement aura donc choisi la solution de facilité, et répondu ainsi par la même occasion à un diktat de la commission de Bruxelles qui a exigé une réforme des retraite contre le délai supplémentaire donné au gouvernement pour atteindre les moins de 3% de déficit public. Résultat : la France a un régime des retraites parmi le plus durs des pays européens....Et ce n'est pas cela qui fera revenir la croissance !

Quels rapports avec les municipales me direz-vous ? On peut vouloir dynamiser une ville mais on ne peut faire abstraction de la situation économique et sociale du pays. La diminution du pouvoir d’achat, celui des retraités comme celui des salariés a des conséquences sur les politiques municipales. Il n’y a pas que des bobos en centre-ville (et les bobos eux-mêmes ont de plus en plus de difficultés à vivre décemment.)

Les élus, s’ils sont de gauche, doivent en avoir conscience et combattre une austérité qui est en train, insidieusement, et à distance, de tuer leur ville.

JMG


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samedi 23 novembre 2013

La démocratie au prix du marché

Les Etats-Unis et l’Union Européenne se sont donc entendus pour débuter des négociations pour un accord de commerce et d’investissement ( accord de libre échange transatlantique). De la même manière que cela s’est produit tout récemment avec le Canada, ces négociations sont secrètes et s’opèrent en dehors de la connaissance que devrait en avoir chacun des peuples qui composent l’Europe.

Plus qu’autour des tarifs douaniers qui ne sont pas si élevés entre les Etats-Unis et l’Europe, l’accord s'il devait être conclu, se fera surtout sur les questions qui réglementent les échanges, en particulier celles de nature environnementale ou de protection des consommateurs.

Il y a fort à parier que ces accords se feront sur le dos de ces derniers au profit des milieux d’affaires, lesquels véritablement ont la main sur ces discussions. Pour ces oligarchies, les banques, les sociétés multinationales, il y a lieu de faire disparaître tout ce qui serait susceptible d’entraver le commerce, quitte à détruire des pans entiers du secteur public.

Plus grave encore : les grandes sociétés commerciales internationales auraient toute latitude d'attaquer en justice un Etat dont la politique sociale ou économique serait en contradiction avec les intérêts de ces grands groupes privés. Les Etats seraient donc redevables d’indemnités qui compenseraient les inconvénients de ces politiques, comme la sécurité sociale en France, ou un Droit du travail qui seraient jugé trop contraignants aux yeux du "marché".

Cela paraît à peine croyable mais c’est pourtant ce qui était déjà prévu, comme le rappelle « le monde diplomatique » de novembre par l’accord multilatéral sur l’investissement ( l’AMI) négocié en secret par les Etats membres de l’OCDE entre 1995 et 1997. Le tollé que cela avait produit à l’époque, lorsque cela fut révélé, avait obligé à une remise de ce projet.
Mais il revient donc en force aujourd’hui avec la volonté de créer des tribunaux spéciaux composés essentiellement d'avocats d'affaires et dont les jugements feraient se plier les Etats aux normes du libéralisme économique.
L'Europe ( je parle de celle qu'on nous impose aujourd'hui), composée des gouvernements qui l'ont bien voulu, dont le nôtre, cette Europe-là laisse faire.

Il est grand temps de réagir avant que les démocraties européennes ne soient définitivement jetées en pâture à la cupidité du peu qui entend gouverner le monde.

JMG


Lire l'article de Lori Wallach dans "Le Monde Diplomatique" de novembre 2013

dimanche 10 novembre 2013

Petit rappel

Lorsqu’un parti est en grave crise morale, comme je pense le Parti socialiste aujourd’hui, il ne lui reste pour continuer son action et ce pour quoi il s’est constitué dans l’histoire, que les règles qu’il s’est lui-même données. 
Il se doit surtout de les respecter s’il veut rester démocratique et garder une chance de rebondir. Le « pragmatisme », valeur que l’on attache le plus souvent à la droite, mais que la gauche doit légitimement prendre à son compte elle aussi, ne doit pas entraîner que la règle de quelques-uns s’opère aux dépens du droit et de l'intérêt général.

Le parti, dans sa sagesse collective et bien comprise on l'espère, a édicté dans une circulaire les modalités de désignation des candidats qui, outre l’investiture du premier des socialistes habilité à  conduire la liste des municipales ( mais ça c’est déjà fait comme à Lons-le-Saunier et Dole), organise la constitution des listes qui seront soumises au suffrage universel de mars prochain.
Ainsi le dépôt des candidatures pour les listes aux municipales est clos, depuis le 3 novembre précisément.

Il est prévu la mise en place d’une commission fédérale des candidatures au plus tard le 15 novembre. Un vote des adhérents aura lieu le 21 novembre sur la liste soumise par cette même commission.

La liste élaborée par cette commission devra être complète et ordonnée même si elle aura éventuellement à tenir compte d’accords pouvant intervenir plus tard avec les partis partenaires du Parti socialiste. Les candidatures doivent être portées à l’attention des adhérents concernés. 
Des conventions fédérales de ratification des listes pour les villes qui comptent moins de 20 000 habitants ( sauf préfectures) se tiendront entre le 29 novembre et le 6 décembre. La convention sera nationale pour les autres et se tiendra le 7 décembre.

Tout cela a l’air bien compliqué, mais la démocratie ce n’est jamais simple surtout lorsque la liberté et l’égalité peuvent de surcroît se trouver orphelines de la fraternité, comme bien souvent dans l’histoire.

JMG


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lundi 4 novembre 2013

Ne rien renier de ce qu'on est

On peut être surpris des propos que notre candidat a tenus au lendemain de son investiture pour représenter le parti socialiste aux municipales de Lons-le-Saunier, ville emblématique du Jura s’il en est. Dire qu’on n’appartient pas au parti socialiste et affirmer ne vouloir aucun logo partisan sur les affiches aux élections municipales, c’est vouloir s’avancer masqué. Nous avions dans d’autres temps dénoncé ces candidats de l’UMP qui lors d’élections locales refusaient d’afficher leur appartenance à leur parti, comme si cela leur brûlait les doigts ou le cerveau.
Je suis triste de constater que nous en sommes là nous aussi aujourd’hui.

Il est par ailleurs curieux de constater que ceux qui, à l’intérieur du parti, défendent le gouvernement en abandonnant le plus souvent leur esprit critique sans lequel aucune démocratie véritable n’est possible, sont les premiers tentés de le mépriser ou de l’ignorer dès qu’il est susceptible de les gêner.

Nier l’appartenance à un parti, alors qu’on s’y trouve encore, et grâce auquel on est candidat à un mandat, voire élu, c’est pousser un peu loin le bouchon de la vieille politique.

Pour ma part j’appartiens au parti socialiste, et je l'assume sans vergogne. Jusqu’au jour où peut-être je le quitterai mais uniquement parce j’aurais fait le constat qu’il n’est plus possible en interne de le faire avancer dans le combat de la transformation sociale qui historiquement l’a fabriqué ; ou parce qu’il sera trop lourd de soutenir des gens dont la légèreté des convictions me serait devenue insupportable. Ce jour n’est pas encore venu, loin s'en faut malgré les conseils amicaux ou inamicaux de tout bord. S'il venait je l’accompagnerais d’un effort d’explication que je devrais alors à ceux qui me font confiance.

La liste que je défends pour les municipales est une liste de gauche, vouloir en enlever les signatures des partis qui voudront bien la composer ne constituera pas le meilleur moyen de gagner la confiance de nos électeurs potentiels. A moins que cela ne fût pour d’autres raisons comme celle de vouloir prendre de la place à droite ? Mais la place à droite est déjà prise par un certain Jacques Pélissard. Ce dernier je crois devrait se représenter pour au moins tenter de préparer sa succession. Il pourrait d’ailleurs retrouver comme par enchantement les couleurs de l’UMP qui dans l'opposition en a naturellement repris.

L’UMP ce parti auquel nous devons beaucoup de nos déboires économiques et sociaux d'aujourd’hui…nous n'aurions plus rien pour les combattre si nous affirmions ne plus appartenir à la gauche. A nous de reconstruire une pensée politique qui visiblement manque tant aujourd’hui à notre gouvernement et au parti censé le soutenir !

JMG



mardi 29 octobre 2013

Europe : encore un marché de dupes

Le 18 octobre dernier a été signé, au terme de cinq années de négociations, un accord de libre échange entre l’Europe et le Canada. Les membres du Parlement européen n’ont même pas été pas été associés aux négociations qui a été le privilège de la seule commission européenne. Ainsi une petite trentaine de personnes aura décidé pour tous les peuples composant l’union européenne.
Où est la démocratie pour un accord qui risque de toucher à partir de 2015, dans leur vie quotidienne, plusieurs millions de personnes ?

Cet accord avec le Canada prévoit la suppression des tarifs douaniers pour les produits agroalimentaires ce qui devrait favoriser les échanges…y compris ceux où sont affaiblies les normes sanitaires et environnementales. Nos agriculteurs vendront peut-être un peu plus de fromages mais nous mangerons davantage de bovins élevée aux hormones. Qui gagnera au change ? En tout cas ce ne sera pas non plus l’écologie puisque cet accord devrait mécaniquement accroître les transports, maritimes notamment.

Autre inconvénient, de taille : à l’heure où des régions comme la Bretagne pleurent sur le dumping social à l’échelle européenne cause réelle de la désindustrialisation du pays, cet accord va niveler par le bas les normes sociales. Il préfigure déjà un accord beaucoup plus important, le traité transatlantique avec les Etats-Unis. Rappelons que les coûts de production sont là-bas de plus de 30% inférieurs aux nôtres ce qui annonce encore de graves désordres économiques dans nos campagnes. Mais, après tout on pourra toujours dire que c’est la faute de l’éco-taxe !

Enfin, cet accord risque de constituer une nouvelle attaque contre les services publics des deux côtés de l’Atlantique puisque seuls les services nommément indiqués en seront exclus ( régime de la liste négative.)
Il paraît que certaines multinationales comme Veolia, devant les privatisations de services publics que cela pourrait entraîner, s'en pourlèchent déjà les babines.

JMarc Gardère

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mardi 15 octobre 2013

Jeu de c...omptes à quelques mois des municipales

Si j’étais aussi injuste qu’elle peut l’être avec les collectivités territoriales je dirais qu’elle nous coûte bien cher la Cour des Comptes. Pourtant et par la bouche de son Président Didier Migaud, elle vient de déplorer que les collectivités souffraient de masses salariales  importantes qui augmenteraient chaque année, et trop bien sûr…

Je ne sais plus si Migaud est socialiste, il a dû l’être si je me souviens bien, il a dû oublier. Mais qu’il le soit ou non, ou peu, ou plus du tout, ça commence à bien faire. Est-ce son rôle de rallier ainsi les pleureuses de droite, et maintenant de gauche plus ou moins, que l’on entend du matin au soir se plaindre de dépenses publiques qui seraient insoutenables ? Ainsi, la tentation de cette démagogie étant trop facile, Migault déplore-t-il que les fonctionnaires seraient trop payés et que les avancements dont ils bénéficierait crèveraient les plafonds budgétaires. Je ne rentrerais pas dans une bataille de chiffres, elle serait vaine. Et ce serait faire le jeu de ceux qui ne savent regarder que par le petit bout de la lorgnette. Retenons seulement que la moitié des agents de la fonction publique territoriale gagne moins de 1600 euros net par mois et que leurs salaires globalement baissent d’année en année depuis 2008.

Mais voilà c’est fait, ce qui devait arriver arrive, la crise financière de l’Etat, enfermé dans le carcan européen tel qu’il se présente aujourd’hui, est exportée vers les collectivités locales. Que la Cour des comptes, dont la mission première est de rendre la justice financière, les accuse de façon aussi injuste est le signal d’un hallali qui ne fait que commencer. L’Etat réduit pour 2014 et 2015 de 1,5 milliards ses dotations aux collectivités, amputations financières qui s’ajoutent à celles déjà programmées. Et donc les zélateurs de la Cour des Comptes ont là une belle occasion d’apporter leur pierre au dénigrement général qui jette la gestion des collectivités à l’opprobre populaire. Puisque qu’on est incapable de combattre les causes réelles de « la crise », c’est avec démagogie qu’on pousse à l’économie des dépenses publiques jusqu’à la caricature. Il faut bien des coupables, et après la sécurité sociale hier, c’est au tour aujourd’hui des collectivités.

Ainsi en appelle-t-on à l’austérité dans les collectivités sans voir qu’elles sont l’un des derniers atouts au soutien d’une activité qui se meurt. L’emploi devrait être la priorité en France. Or que fait-on, alors que les collectivités sont encore pour 75% dans l’investissement public, alors qu’elles sont encore pour des milliers de jeunes l'espoir d’obtenir un emploi à peu près stable ?
Que restera-t-il lorsque les régions, les départements, les communes n’auront plus assez de moyens financiers pour faire fonctionner leurs services publics ou pour donner du travail à ces milliers de petites et moyennes entreprises dont les collectivités sont les clients ? Que fera-t-on lorsque l’urgence sociale ne pourra même plus être financée ?

Il est dommageable qu’en la matière le gouvernement Ayrault continue le travail de sape du gouvernement Sarkozy. 

On avait voté pour ça ?

JMG