Camarades,
Barcelone étant désormais réservé,
et de toute façon ne sachant pas parler le catalan,
Banyuls et Pontarlier (anis à l'ancienne) n'étant qu'en France et pas ailleurs,
et après avoir renoncé à Malaga (après beaucoup d'hésitation),
c'est solennellement que je vous annonce que je suis le prochain maire de Porto,
(qu'on se le dise, en portugais)
JMG
mardi 2 octobre 2018
Déclaration
Libellés :
Manuel Valls
La politique trop souvent se borne à prendre le peuple à témoin au lieu de le tenir pour juge
mardi 25 septembre 2018
Encore une, et pas des moindres
Le gouvernement nous prépare une énième
réforme des retraites comme si celles de 93, 2003, 2010, 2012…n’avaient pas
suffi ! Celle qui advient devrait en remettre une couche s’agissant de
l’abaissement programmé des retraites. Cette réforme comme les autres concerne
tout le monde, les retraités comme les actifs. Pour l’heure le gouvernement
semblerait hésiter encore entre le régime par points et le système notionnel.
Les deux relèvent d’un système par répartition, c’est-à-dire que les salariés
d’aujourd’hui contribuent par leur cotisation et de façon solidaire aux
retraites d’aujourd’hui.
Dans le système par points, le montant de la retraite se calcule en
considérant l’ensemble de la carrière et non plus, comme c’est le cas encore
aujourd’hui, en extrayant les meilleures
25 années pour le secteur privé ou les 6 derniers mois pour la fonction
publique.
Ce système au passage permettrait
au gouvernement et au patronat de se débarrasser de la question de la date
butoir, plus besoin de savoir si celle-ci est fixée à 60, 62, 65 ou 69 ans
voire plus, c’est le futur retraité qui choisirait sa date de départ en toute
liberté. Cette liberté est bien entendu illusoire, il est clair que beaucoup seront
enclins à aller le plus loin possible. Ainsi verra-ton des salariés encore au
boulot alors qu’ils auront atteint jusqu’à 80 ans peut-être, comme déjà aux
Etats-Unis.
Dans ce système la valeur du
point évoluerait donc en fonction des prix à la consommation hors tabac et du
salaire moyen des cotisants.
Autre système, les comptes notionnels individuels calqués en partie
sur les fonds de pension, puisque intervient la notion de capital, mais
seulement virtuel. Le montant de la retraite résulte de ce « capital virtuel »
accumulé tout au long de la carrière par ses cotisations associé à l’espérance
de vie de la génération à laquelle appartient le salarié au moment de son
départ à la retraite.
Plus l’espérance de vie s’accroit
moins le montant de sa retraite sera élevé comme une invite à ne pas mourir
trop tard ou bien à choisir un âge de départ à la retraite suffisamment tardif pour ne pas entrer dans la
pauvreté voire la misère.
Il est un troisième système que
pourrait choisir le gouvernement c’est un mixte des deux comme l’a fait déjà la
Suède ou l’Italie.
Au total, la réforme envisagée, loin de permettre une plus grande
égalité entre les salariés permettra surtout à Macron et son gouvernement de
baisser sensiblement le niveau des retraites, baisse évaluée à 15 % au moins dans le meilleur des cas. Il est temps de faire contribuer les milieux
financiers au nécessaire équilibre du système. Des syndicats telle la CGT continuent à raison de revendiquer
une hausse générale des pensions indexée sur les salaires avec un retour sur la
possibilité de partir à soixante ans, voire cinquante ou cinquante-cinq ans
pour les métiers les plus pénibles.
Il s’agit aussi d’augmenter les
salaires, tout en revendiquant l’égalité salariale entre les hommes et les
femmes. Le pouvoir devrait prioritairement faire baisser le chômage car c’est
là que réside la raison principale du déséquilibre. Au contraire il supprime
des emplois publics, le candidat d’en Marche en 2017 envisageait d’en supprimer
120 000 ! Il semble ne pas avoir abandonné son projet désastreux pour le pays.
A nous de nous mobiliser et de
résister.
JMG
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réforme des retraites
La politique trop souvent se borne à prendre le peuple à témoin au lieu de le tenir pour juge
jeudi 30 août 2018
La vacance de M.Hulot
Nicolas Hulot aura été pendant plus d'un an la caution écologique du pouvoir macroniste. Un an c'est long. Surtout que rien n'aura été fait, malgré le cache-sexe de petites mesures comme l'interdiction des pailles en plastique...
Cette année aura donc spectaculairement oblitéré la politique qu'il aurait fallu mener pour se hisser à la hauteur de l'urgence écologique et économique, le terme économique étant pris ici au sens littéral. Il y lieu en effet d'économiser la planète en lançant une politique permettant une transition énergétique plus que jamais urgente et nécessaire.
Non, durant plus d'un an, et depuis des lustres malgré ce que l'on savait déjà, rien n'aura été fait pour enclencher une véritable et salutaire transition énergétique. Qu'en est-il par exemple de la question nucléaire qui, véritable épée de Damoclès, menace notre pays ? Macron est peut-être un petit génie politicien mais un mauvais politique dont nous n'avions nul besoin comme Président de la République. Nous n'avions pas besoin non plus d'un premier ministre ancien responsable d'Areva. Tout cela fait un peu désordre, climatique surtout. Enfin, semble-t-il, l'opinion commence à s'en convaincre et la démission de Hulot aura peut-être servi à ça.
Hulot, pourtant ministre d'Etat, a été méprisé par E. Macron. Mais on ne veut pas croire qu'il fût assez naïf pour penser que les dirigeants gouvernementaux, dont il était, avait la ferme intention de mener une politique qui fût tant soit peu en lutte contre le réchauffement climatique et ses terribles et désormais prévisibles conséquences.
Une transition énergétique ne se fera pas si on laisse le "marché" faire de la politique. Pour sauver la planète, il faut des moyens, des moyens publics contrôlés démocratiquement. Or la politique gouvernementale est fondée tout d'abord sur une baisse drastique de la dépense publique pour respecter l'orthodoxie européiste ( par ex. la fameuse barrière des 3% des déficits publics) et pour favoriser des intérêts privés en dépit d'un intérêt général idéologiquement et pratiquement mis à mal.
La défense de l'environnement passera d'abord par l'abandon pur et simple de mesures inefficaces et dangereuses, causes de paupérisation de l'ensemble de la population et de l'asphyxie de l'action publique. Prenons l'exemple du CICE doublement repris par Macron mais inventé par Hollande qui l'avait placé dans une boîte à outils miraculeuse pour soit-disant sauver l'emploi et relancer la croissance. Aujourd'hui cela représente encore plus de vingt milliards par an de cadeaux faits à des entreprises, que ce soit sous forme de réduction d'impôts ou d'exonérations de cotisations sociales, des entreprises qui n'en ont pas réellement besoin et qui surtout oublient de renvoyer l’ascenseur en terme social ou écologique.
Ce sont donc finalement les marchés financiers et les actionnaires qui en profitent. Le mal est bien là. Non seulement cette politique a des effets en terme de violences sociales mais c'est de l'argent en moins pour des investissements écologiques programmés.
Le capitalisme financier ne permettra jamais, par nature, un développement harmonieux. ll y a donc lieu de se battre pour imposer partout, en Europe, mais d'abord dans notre pays, l'abandon des politiques monétaristes. Il convient au contraire d'exiger une régulation financière sans laquelle rien ne sera possible en matière écologique.
Sinon le spectacle, "hulotisé" ou pas, continuera encore longtemps au détriment du réel.
JMG
La défense de l'environnement passera d'abord par l'abandon pur et simple de mesures inefficaces et dangereuses, causes de paupérisation de l'ensemble de la population et de l'asphyxie de l'action publique. Prenons l'exemple du CICE doublement repris par Macron mais inventé par Hollande qui l'avait placé dans une boîte à outils miraculeuse pour soit-disant sauver l'emploi et relancer la croissance. Aujourd'hui cela représente encore plus de vingt milliards par an de cadeaux faits à des entreprises, que ce soit sous forme de réduction d'impôts ou d'exonérations de cotisations sociales, des entreprises qui n'en ont pas réellement besoin et qui surtout oublient de renvoyer l’ascenseur en terme social ou écologique.
Ce sont donc finalement les marchés financiers et les actionnaires qui en profitent. Le mal est bien là. Non seulement cette politique a des effets en terme de violences sociales mais c'est de l'argent en moins pour des investissements écologiques programmés.
Le capitalisme financier ne permettra jamais, par nature, un développement harmonieux. ll y a donc lieu de se battre pour imposer partout, en Europe, mais d'abord dans notre pays, l'abandon des politiques monétaristes. Il convient au contraire d'exiger une régulation financière sans laquelle rien ne sera possible en matière écologique.
Sinon le spectacle, "hulotisé" ou pas, continuera encore longtemps au détriment du réel.
JMG
La politique trop souvent se borne à prendre le peuple à témoin au lieu de le tenir pour juge
dimanche 29 juillet 2018
Macron président des riches, et des violents ?
Macron comme il a dit lui-même a pris le pouvoir par effraction, il l'a dit, reconnu, c'est son penchant bonapartiste. Il a une conception du pouvoir qui en appelle à la violence. Qu'il ait recruté un homme comme Benalla, en parallèle des forces de police régulières, témoigne de sa propension à contourner les règles et à abuser d'un pouvoir rendu déjà exorbitant dans une version présidentialiste de la Constitution de la Véme République.
Le contre-pouvoir que semble exercer les commissions d'enquête parlementaires, celle en tout cas formée par le Sénat, est de bon aloi mais demeure exceptionnel et d'abord motivé par la nécessité pour la droite de se recomposer sur le dos d'un macronisme qui semble-t-il a déjà mangé son pain blanc. Reste à consommer le noir, ce qui promet encore à notre démocratie quelques heures difficiles.
Les violences dans les manifestations ne datent pas d'hier, mais elle ont pris aujourd'hui une tournure singulière que l'on pourrait dater de la période Hollande-Valls, c'est en effet sous ce règne que s'est installée une violence pour imposer des réformes néo-libérales remettant en cause les droits acquis du monde du travail. Le fait que la loi travail ait été poussée par des gens provenant de la "gauche" historique constituait déjà une violence d'ordre moral qui ne pouvaient qu'être accompagné par ses avatars physiques.
L'arrivée "effractive" de Macron, fils de Hollande, frère ennemi de Valls, n'a fait qu'amplifier, en plus lisible encore, cette violence. Les réformes telles que celle de la SNCF ou les suppressions massives de postes dans les fonctions publiques déstructurent la solidarité nationale aux dépens des classes les moins favorisées de la population.
On a pris coutume dans les media comme dans la classe politique de faire porter la responsabilité des dérapages, plus ou moins graves selon les manifestations et sans les distinguer des véritables casseurs, sur les manifestants eux-mêmes ou sur les syndicalistes, ceux en particulier de la CGT qui plus clairement que les autres appelaient à une résistance non violente mais ferme et combative.
On taisait dans le même temps les exactions et violences policières qui ont pu, de manière significative, se produire ici où là dans les manifestations du mouvement social. En février 2017 le Haut-Commissariat des droits de l'homme aux Nations-Unies dénonçait le nombre croissant des exactions policières en France. On se doutait par ailleurs qu'il existait des forces para-policières dont le but était de décourager les simples citoyens de manifester afin d'isoler et de discréditer les organisations syndicales dans leur action.
L'affaire Benalla révèle au grand jour cette réalité, que ces exactions étaient permises voire encouragées au plus haut sommet de l'Etat quitte à la négation par nos "élites" des valeurs républicaines.
La République ne peut tolérer le retour des barbouzes. Certes l'affaire Benalla de par la variété de ces épisodes et de ses rebondissements est "une affaire d'été" qui finira par s'éteindre au bon vouloir des media.
Mais elle reste à jamais une véritable affaire d'Etat de par l'implication directe du Président de la République pourtant garant des institutions.
JMG
La République ne peut tolérer le retour des barbouzes. Certes l'affaire Benalla de par la variété de ces épisodes et de ses rebondissements est "une affaire d'été" qui finira par s'éteindre au bon vouloir des media.
Mais elle reste à jamais une véritable affaire d'Etat de par l'implication directe du Président de la République pourtant garant des institutions.
JMG
La politique trop souvent se borne à prendre le peuple à témoin au lieu de le tenir pour juge
mercredi 18 juillet 2018
On est les champions !
Le
porte-avions Charles de Gaulle dans le port de Toulon le 17 juillet, pièce
maîtresse et fleuron de la Marine Nationale, mais potentiellement dépendant de
"l'administration américaine" comme on dit joliment, cela depuis la vente à General Electric en 2015
de la branche énergie d'Alstom, secteur stratégique en matière nucléaire.
Gloire à François Hollande, Emmanuel Macron qui était alors ministre de l'économie, à tous nos
responsables politiques ainsi qu'à nos premiers de cordée, les dirigeants de nos grandes sociétés industrielles
dont la compétence est le plus souvent inversement proportionnelle à la rémunération, et
qui sont capables de ce genre de coup "économique".
Mais rien de
grave, car on est champion du monde de football, vous vous rendez compte,
champion du monde !
JMG

La politique trop souvent se borne à prendre le peuple à témoin au lieu de le tenir pour juge
dimanche 17 juin 2018
TGV à Lons-le-Saunier : petit accès de schizophrénie
On apprenait cette semaine que l'unique TGV qui dessert quotidiennement Lons-le-Saunier (Jura) dans l'après-midi, en provenance de Strasbourg direction la côte d'Azur, était fortement menacé. Autrement dit, ce TGV aura à court ou moyen terme probablement disparu. Il est en quelque sorte le successeur d'une fameuse ligne qui reliait Strasbourg à Marseille en passant donc par Lons-le-Sauner, patrie de Rouget de Lisle, allons z'enfants!
Pour nous réconforter la députée de la circonscription de Lons-le-Saunier (ancienne du PS mais aujourd'hui "en Marche" dans la même direction que le vent) a avancé que la disparition de cette ligne était liée aux travaux d'agrandissement et de rénovation de la gare de la Part Dieu...à Lyon. Ben voyons ! Cet alibi ne tient pas une seconde mais on veut bien y croire lorsqu'on est "en marche" à pied, les doigts dans le nez, et le nez dans le guidon.
Une pétition a été lancée pour sauver ce train et parmi les signataires, outre des gens sincères, on trouve un candidat présumé aux prochaines élections municipales de Lons-le-Saunier, l'ancien Président de "gauche" PS du conseil général mais tout aussi présumé d'en Marche, et quelques autres qui ont pu également se prononcer contre le statut des cheminots comme si celui-ci était pour quelque chose dans la raréfaction des dessertes décidée par la SNCF ou l’État français.
Ceci est bien plus que paradoxal, c'est contradictoire, c'est même à la limite de la schizophrénie. Il m'arrive de signer des pétitions, notre époque en abonde, je pourrai très bien signer celle-là. Mais je n'aurais pas ni la naïveté, ni le cynisme de croire qu'une pétition, au regard du combat que mène courageusement les cheminots, va changer fondamentalement la politique du gouvernement dans le domaine ferré.
Parmi les signataires on trouve donc de nombreux responsables qui soutiennent sans compter le gouvernement dans des contre-réformes qui ne feront qu'affaiblir encore davantage la SNCF, cela au nom d'une concurrence qui empêchera toute stratégie de la part de l’État en matière de transport ferroviaire.
L’État est la seule collectivité capable de déterminer et de réaliser une politique d’aménagement du territoire dont le système ferroviaire est une des clefs. Or cet l’État a depuis fort longtemps abandonné ses responsabilités d'aménagement pour combattre les inégalités territoriales. Il prévoit au contraire de laisser au secteur privé le soin de dessiner le réseau SNCF, au gré des caprices du marché ou de dépenses publiques à contenir inutilement.
Signer cette pétition sans avoir lever le petit doigt pour aider les cheminots dans leur lutte, voire en les méprisant, et les avoir enfoncés en les considérant comme des privilégiés, relève de la part de ces responsables politiques de l'hypocrisie ou du cynisme. Par leur contradiction, ils méprisent aussi le territoire qu'ils prétendent défendre.
L’État a beaucoup investi dans le TGV, d'ailleurs au détriment des territoires ruraux. On a tenté de nous faire croire que le déficit qui en résultait était de la seule responsabilité de la SNCF et qu'il fallait donc la punir en lui faisant supporter toute la dette. Or la SNCF ne pourra rendre un véritable service public que si on lui donne les moyens de fonctionner. Cela les cheminots le savent bien et c'est pourquoi ils se battent.
La réforme ferroviaire que vient de faire voter Macron avec l'ensemble de ses soutiens, qu'il soit de droite ou transfuges de "gauche", va vite se révéler catastrophique. Le gouvernement utilise cette réforme à des fins politiques pour casser les organisations syndicales, mais aussi surtout pour marchandiser ce qui restera des services publics sans que l'usager du train en profite. Bien au contraire il paiera plus cher un service privatisé qui ne manquera pas, faute de moyens humains et matériels, de se détériorer.
Quand bien même il sera trop tard, il sera toujours temps pour les responsables de cette politique, faute de mieux, et pour cacher la misère, de signer des pétitions.
L’État est la seule collectivité capable de déterminer et de réaliser une politique d’aménagement du territoire dont le système ferroviaire est une des clefs. Or cet l’État a depuis fort longtemps abandonné ses responsabilités d'aménagement pour combattre les inégalités territoriales. Il prévoit au contraire de laisser au secteur privé le soin de dessiner le réseau SNCF, au gré des caprices du marché ou de dépenses publiques à contenir inutilement.
Signer cette pétition sans avoir lever le petit doigt pour aider les cheminots dans leur lutte, voire en les méprisant, et les avoir enfoncés en les considérant comme des privilégiés, relève de la part de ces responsables politiques de l'hypocrisie ou du cynisme. Par leur contradiction, ils méprisent aussi le territoire qu'ils prétendent défendre.
L’État a beaucoup investi dans le TGV, d'ailleurs au détriment des territoires ruraux. On a tenté de nous faire croire que le déficit qui en résultait était de la seule responsabilité de la SNCF et qu'il fallait donc la punir en lui faisant supporter toute la dette. Or la SNCF ne pourra rendre un véritable service public que si on lui donne les moyens de fonctionner. Cela les cheminots le savent bien et c'est pourquoi ils se battent.
La réforme ferroviaire que vient de faire voter Macron avec l'ensemble de ses soutiens, qu'il soit de droite ou transfuges de "gauche", va vite se révéler catastrophique. Le gouvernement utilise cette réforme à des fins politiques pour casser les organisations syndicales, mais aussi surtout pour marchandiser ce qui restera des services publics sans que l'usager du train en profite. Bien au contraire il paiera plus cher un service privatisé qui ne manquera pas, faute de moyens humains et matériels, de se détériorer.
Quand bien même il sera trop tard, il sera toujours temps pour les responsables de cette politique, faute de mieux, et pour cacher la misère, de signer des pétitions.
JMG
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La politique trop souvent se borne à prendre le peuple à témoin au lieu de le tenir pour juge
vendredi 15 juin 2018
Mort aux pauvres
Emmanuel Macron dit combattre la pauvreté, mais il combat les pauvres eux-mêmes.
Il le fait de façon délibérée, réfléchie, sans état d'âme, fidèle à ce qu'il est. En bon communiquant il feint un discours non-officiel dans la pénombre de la préparation d'une réunion officielle, et cela devant des caméras et micros négligemment mais sciemment allumées.
Il le fait de façon délibérée, réfléchie, sans état d'âme, fidèle à ce qu'il est. En bon communiquant il feint un discours non-officiel dans la pénombre de la préparation d'une réunion officielle, et cela devant des caméras et micros négligemment mais sciemment allumées.
Ainsi a-t-il déclaré le 12 juin dernier, de l'Elysée même, son antre, sa tanière, bien à l'abri de la situation catastrophique qu'il contribue lui-même à créer : "on met un pognon de dingue dans les minima sociaux et les gens ne s’en sortent pas » révélant ainsi, à qui veut bien l'entendre, et cela aura été fait pour être entendu, que retirer ce "pognon" ne changerait rien à la situation des plus démunis.
De cette façon travaille-t-il l'opinion à la baisse drastique des aides sociales et d'une manière générale à la baisse du niveau de protection sociale dans notre pays. Il prépare les esprits à la déchirure de notre contrat social, en appliquant avec entêtement les réformes néo-libérales imposée par une Union Européenne essentiellement monétariste.
Or, les minimaux sociaux ont permis à la France de faire front avec une certaine efficacité aux crises financières et économiques qui se succèdent depuis des années et qui continuent de frapper la population dans un contexte de mondialisation déréglementée. La protection sociale sert en effet d'amortisseur à des crises dont le monde du travail n'est nullement responsable.
Il est d'ailleurs étonnant que l'on se penche sur ces supposés excès des aides sociales alors qu'en même temps on ne rechigne pas à "aider" ou assister des entreprises parmi les les plus puissantes du CAC 40.
L'argent du CICE notamment, sans compter d'autres formes d'exonération fiscale ou sociale, coûte à la collectivité au moins vingt milliards d'euros par année.
Il est établi que cet argent n'aura pas servi à l'investissement dans les entreprises, ni même à l'emploi. Où sont les un million d'emplois annoncées ou espérées par le Medef ?
Par contre, ces aides auront probablement abondé les dividendes des actionnaires lesquels en 2017 auront touché 57 milliards de plus en six mois. Dans le même temps les minima sociaux représentent 26 milliards d'euros par an.
Deux poids deux mesures, pour "un pognon dingue" en effet !
JMG
Or, les minimaux sociaux ont permis à la France de faire front avec une certaine efficacité aux crises financières et économiques qui se succèdent depuis des années et qui continuent de frapper la population dans un contexte de mondialisation déréglementée. La protection sociale sert en effet d'amortisseur à des crises dont le monde du travail n'est nullement responsable.
Il est d'ailleurs étonnant que l'on se penche sur ces supposés excès des aides sociales alors qu'en même temps on ne rechigne pas à "aider" ou assister des entreprises parmi les les plus puissantes du CAC 40.
L'argent du CICE notamment, sans compter d'autres formes d'exonération fiscale ou sociale, coûte à la collectivité au moins vingt milliards d'euros par année.
Il est établi que cet argent n'aura pas servi à l'investissement dans les entreprises, ni même à l'emploi. Où sont les un million d'emplois annoncées ou espérées par le Medef ?
Par contre, ces aides auront probablement abondé les dividendes des actionnaires lesquels en 2017 auront touché 57 milliards de plus en six mois. Dans le même temps les minima sociaux représentent 26 milliards d'euros par an.
Deux poids deux mesures, pour "un pognon dingue" en effet !
JMG
La politique trop souvent se borne à prendre le peuple à témoin au lieu de le tenir pour juge
mardi 22 mai 2018
Parcoursup : et l'avenir dans tout ça ?
Il est étonnant que la loi O.R.E du 8 mars 2018 sur les universités ne soit davantage interrogée par les lycéens alors qu'elle les concerne autant, sinon davantage, que les étudiants.
La loi "relative à l'orientation et à la réussite des étudiants" n'est pas seulement une énième loi de l'éducation nationale, c'est une loi qui vise à s'attaquer de front à l'enseignement secondaire et supérieur tout en utilisant cyniquement l'expression "réussite des étudiants".
Cette novlangue, à laquelle les Macronistes nous habituent, signifie en réalité que la sélection désormais se fait bien en amont de l'entrée à l'université, dès le lycée, le bac n'étant plus, en principe, ce passeport national qui autorise à se lancer dans des études supérieures. Cela constitue en effet une contre-révolution dont nombre de parents d'élève, ou de lycéens eux-mêmes, commencent à peine à prendre conscience.
Cette novlangue, à laquelle les Macronistes nous habituent, signifie en réalité que la sélection désormais se fait bien en amont de l'entrée à l'université, dès le lycée, le bac n'étant plus, en principe, ce passeport national qui autorise à se lancer dans des études supérieures. Cela constitue en effet une contre-révolution dont nombre de parents d'élève, ou de lycéens eux-mêmes, commencent à peine à prendre conscience.
Car de réussite il n'est nullement question, c'est de barrage qu'il s'agit. Les lycéens actuellement en seconde, première ou terminale sont aux avants-postes de cette réforme qui marque un net recul de la démocratisation des études supérieures.
Rappelons d'abord que c'est le manque des moyens qui depuis des années tue l'université à la française. La CGT rappelait que sur les dix dernières années le nombre d'étudiants avait augmenté de 20% alors que le budget des universités n'avait augmenté que de 10%.
Cette réforme "Parcoursup", qui a pris pour prétexte d'éviter un tirage au sort inique mais anecdotique, n'est qu'une tentative du gouvernement de cacher la misère, misère organisée qui touche en priorité les couches de la population les plus défavorisées.
La loi va aggraver le phénomène en complexifiant les parcours. Il s'agit donc tout autant d'une réforme d'ordre idéologique et politique. L'enseignement supérieur est une richesse qui devrait profiter au plus grand nombre. Remettre en cause la démocratisation de l'université c'est ajouter les inégalités aux inégalités.
Les pouvoirs qui se sont succédé depuis quelques années ont renoncé, de fait, au choix d'une université démocratique susceptible d'accueillir le plus grand nombre. Aujourd'hui c'est délibérément que le gouvernement entend s'attaquer à l'émancipation sociale dont l’université à la française continuait vaille que vaille à être le vecteur.
Macron n'a pas besoin d'esprit critique, il le pourfend au contraire pour privilégier l'adaptation à une société concurrentielle où la loi du plus fort prime sur l'esprit de solidarité sociale.
Ce n'est pas ainsi que l'on prépare l'avenir d'un peuple. La riposte est plus que jamais nécessaire pour ne pas laisser, à court ou moyen terme, l'Enseignement à la merci des marchands.
JMG
La loi va aggraver le phénomène en complexifiant les parcours. Il s'agit donc tout autant d'une réforme d'ordre idéologique et politique. L'enseignement supérieur est une richesse qui devrait profiter au plus grand nombre. Remettre en cause la démocratisation de l'université c'est ajouter les inégalités aux inégalités.
Les pouvoirs qui se sont succédé depuis quelques années ont renoncé, de fait, au choix d'une université démocratique susceptible d'accueillir le plus grand nombre. Aujourd'hui c'est délibérément que le gouvernement entend s'attaquer à l'émancipation sociale dont l’université à la française continuait vaille que vaille à être le vecteur.
Macron n'a pas besoin d'esprit critique, il le pourfend au contraire pour privilégier l'adaptation à une société concurrentielle où la loi du plus fort prime sur l'esprit de solidarité sociale.
Ce n'est pas ainsi que l'on prépare l'avenir d'un peuple. La riposte est plus que jamais nécessaire pour ne pas laisser, à court ou moyen terme, l'Enseignement à la merci des marchands.
JMG
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La politique trop souvent se borne à prendre le peuple à témoin au lieu de le tenir pour juge
samedi 5 mai 2018
Fête : la faute à Macron
Macron voulait commémorer mai 68, il est servi, mais cette commémoration ne se fera pas avec, mais contre lui. La "fête à Macron", c'est la faute à Macron lui-même qui a poussé le bouchon de la régression sociale un peu trop loin. Cela donc pourrait lui couter plus cher que prévu, à lui et tous ses soutiens qui étaient jusque là sur un petit nuage, jouant les Bonaparte à qui mieux mieux, forts de leur entêtement à vouloir faire leur révolution laquelle, manifestement, n'est pas celle de la population ni celle surtout du peuple français.
Il est amusant, jouissif même, de voir quelque éditorialiste de la presse "main-stream", pointer la supposée violence de la "France Insoumise", relayant ainsi Macron qui lui-même avait dénoncé JL Mélenchon comme un agitateur.
Ainsi, a-t-on entendu certains de ces journalistes, à la suite des déclarations du porte-parole du gouvernement, gloser sur l'expression "faire la fête" qui constituerait un appel irresponsable à la violence. Cette manifestation "pot-au-feu" comme la nomme ses organisateurs, cacherait un lancer de tomates, de betteraves ou de choux-fleurs derrière lesquels se blottiraient des velléités bien plus graves de lancers de pavés.
Tout ça est d'un ridicule consommé...de poireaux.
Tout ça est d'un ridicule consommé...de poireaux.
Comme si la violence supposée d'un François Ruffin était l'égale de la violence, réelle celle-là, des "Black Blocs".
L'humour de Ruffin peut faire peur mais parce qu'il vise juste. C'est ce qui gêne tant le gouvernement ou certains journalistes, du Figaro ou des chaînes en continu, BFM, CNews, ou encore de TF1, voire de la télévision "publique". Ceux-là constituent les courroies du pouvoir économique ou politique, ils sentent le danger, ils feront tout pour reprendre la main face à cette révolte délibérément pacifique.
D'abord en ne la nommant pas par ce qu'elle est, en lui donnant les attributs de la violence alors qu'elle est foncièrement et délibérément non-violente.
D'abord en ne la nommant pas par ce qu'elle est, en lui donnant les attributs de la violence alors qu'elle est foncièrement et délibérément non-violente.
Il serait temps que le pouvoir, aujourd'hui en France, par son expression tout autant que par ses actes, devienne raisonnable. C'est pas gagné, mais on va l'y aider.
JMG
JMG
La politique trop souvent se borne à prendre le peuple à témoin au lieu de le tenir pour juge
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