jeudi 2 mai 2013

Conseil municipal de Lons-le-Saunier, avis de recherche

J'étais en septième position sur la liste de gauche aux  municipales de 2008 à Lons-le-Saunier, et manque de bol, je fus le premier recalé de cette liste après notre brillante défaite contre la liste conduite par Jacques Pélissard. Les raisons de cette défaite sont multiples, (adjectif bien commode pour qui ne peut veut pas ou ne veut pas savoir), tout cela, il est vrai, est du passé, rien que du passé. Si la gauche gagne en 2014 les raisons en seront tout autant heureuses...et multiples. Mais ce n'est pas cela exactement dont je voulais parler.

Il se trouve que sur six conseillers municipaux d'opposition élus cette année-là, quatre socialistes et deux communistes, il n'en reste depuis près d'un an, en réalité, plus que cinq. Nous avons perdu, dans les faits, une conseillère issue du parti socialiste qui n’a plus mis les pieds au conseil depuis près d’une année. Sans doute, peut-être, n’est-elle plus à Lons-le-Saunier, nul ne le sait et comme on dit,  au moins depuis que les « inconnus » ne le sont plus vraiment, « cela ne nous regardeeeu pas ».

Non, bien sûr, cela ne nous regarde pas, sauf que cela concerne les électeurs, si toutefois on entend encore les respecter. En votant pour une liste « de gauche », ils ont élu, par les règles électorale en vigueur lors de ces élections municipales de 2008, six opposants à la liste Pélissard, et pas un de moins.
Comme au foot parfois,  ou comme dans d'autre sport collectif, même si en politique la notion de collectif est souvent mise à mal, il manque un joueur dans une équipe qui demanderait, compte tenu des circonstances, à être au complet. Il faudrait pour cela que l’élue concernée démissionne pour laisser la place au suivant sur la liste, comme l’envisage le code électoral. Ne serait-ce que pour continuer le travail, même en tant que modeste remplaçant.

Mais voilà certains, comme c'est le cas ici, s’accrochent à leur mandat comme les bigorneaux à leur rocher, et on ne sait trop pourquoi. Pas pour l’argent en tout cas puisque le mandat de conseiller municipal n’est même pas indemnisé, et puis n’est pas Cahuzac ni Guéant qui veut.

Non pas pour l’argent, ou par un intérêt matériel quelconque. Mais alors pourquoi ? Pour la gloire ?
Une gloire virtuelle en quelque sorte, une gloire énigmatique en tout les cas. Et donc si vous avez des nouvelles…

JMG

mercredi 17 avril 2013

Municipales 2014 : comment le PS désignera ses candidats ?

C'est bien connu, la démocratie ne s'use que si l'on ne s'en sert pas. Dans un parti politique la diversité et l'expression pluraliste des idées sont toujours préférables à une unité qui ne serait que de façade. 

Pour gérer cette diversité, la direction nationale du parti socialiste a publié en mars dernier une circulaire qui organise les modalités de l’investiture de ses candidats aux prochaines municipales.

La désignation des listes aux municipales de 2014, à Lons-le-Saunier comme ailleurs, se fera en deux étapes.
Il s’agira d’abord de désigner les militants chargés de conduire les listes. Cette désignation se fera en octobre. Le premier tour aura lieu le 10 octobre prochain, et le deuxième si besoin le 17 octobre, au cas où aucun candidat n’aurait obtenu la majorité absolue à l’issue du premier tour…

Sera soumise ensuite au vote des militants la liste complète laquelle aura été au préalable soumise à une commission des candidatures. Ce vote des adhérents aura lieu le 21 novembre, et le 28 novembre également en cas de refus de la liste soumise lors de premier vote.

Les candidatures devront être portées à la connaissance des adhérents du parti qui seront concernés par cette élection dans la commune.
Pour pouvoir participer au vote il faudra être électeur dans cette commune. La présentation de la carte d’électeur ou d’une attestation d’inscription sur la liste électorale pour permettre le vote.

Il faudra avoir adhéré au parti socialiste avant le 9 avril 2013. Les procurations ne seront pas admises et le bureau de vote sera ouvert sans interruption de 17 à 22 heures.

La circulaire de la rue Solférino qui énonce, avec plus de précisions qu'ici bien sûr, ces dispositions, ne fait allusion à aucune possibilité d’organisation, pour l'instant en tout cas, de primaires ouvertes telles qu'on a pu en connaître lors des élections présidentielles ( sauf pour Paris, Lyon, Marseille). Certains militants ont pu pourtant en exprimé le souhait.
L’essentiel reste que la circulaire soit respectée et que ce vote de désignation se passe dans les meilleurs conditions possibles. Il n’y a pas de raison que cela se passe autrement, nous y veillerons tous dans le respect des règles démocratiques.
Il va de soi que les candidats investis seront ceux de tout le parti et que ce dernier les soutiendra sans réserve et de toutes ses forces disponibles.

Mais bien sûr l'intérêt de ce mode de désignation sera d'autant plus grand qu'il aura permis le débat politique sur la ville que nous voulons.

dimanche 14 avril 2013

Au nom d’une prétendue démocratie sociale

 

 Le texte de loi issu de l’accord national interprofessionnel signé entre certaines organisations syndicales et le Medef a donc été voté cette semaine par l’Assemblée Nationale. On s’en sera douté. Toutes les manifestations auront donc de ce point de vue  été vaines, manifestations où du reste nous étions trop peu nombreux eu égard à l'enjeu, à Lons-le-Saunier notamment, quelque pelés car il y faisait froid ou pluvieux, quelques tondus surtout, dans l'attente de jours meilleurs.
Loi votée au nom de la démocratie sociale soit-disant. Mais qu’est-ce que la démocratie sociale lorsqu'elle sert de prétexte à énoncer des règles qui précisément déréglementent le marché du travail pour le rendre plus flexible ? Et quand elle se fonde sur un accord d’où est exclu deux des principales confédérations syndicales, Force Ouvrière et la CGT ?

Il y a longtemps que la CFDT, pour ne parler que de celle-ci, par une sorte d’anti-socialisme primaire - et j’entends ainsi le terme socialisme au sens littéral et originel, et, non pas partisan – se bat pour la flexibilisation du marché du travail. Ce qui arrive aujourd’hui n’est donc que l’aboutissement d’un long processus historique.


A la fin des années soixante-dix, la CFDT sous la férule d’un Edmond Maire qui voulait passer à tout prix pour « responsable » , et déstabilisé lui-même par la révolution néo-libérale qui alors prenait tout son essor politique, effectuait alors son « recentrage ».

 
Il s’agissait en fait d’une droitisation de la confédération. Les principaux responsables de la CFDT pensaient qu’ils pourraient de la sorte combattre plus efficacement les idées issues et pratiquées de l’autre coté du rideau de fer. La CFDT abandonnait ce faisant jusqu’à sa lutte contre les inégalités dont elle avait fait pourtant son cheval de bataille, ou qui avait même construit, avec le concept d’autogestion, une part essentielle et constitutive de son identité.

Ce fut donc le combat de cette « deuxième gauche » dans sa traduction syndicale, « combat »qui la conduisit à permettre au patronat de gérer en toute quiétude, avec le plus de souplesse possible, les moyens privés d’une production évoluant dans une économie livrée au pouvoir d’une finance elle-même de plus en plus fortement déréglementée et mondialisée.

C’est au début des années quatre-vingt que  la CFDT mettait en avant la défense  des accords d’entreprise qui devaient prévaloir sur les conventions collectives, voire même sur la Loi.
Une idée traditionnelle de la droite en somme, et du patronat surtout pour lesquels les lois régissant le monde du travail, le code du travail, étaient vus et présentées comme un carcan duquel il fallait absolument se libérer par des négociations locales, entreprise par entreprise.


Et donc nous y sommes, ou du moins sur le chemin qui nous mène à une remise en cause essentielle du droit du travail.
Il est probable que cette loi, si elle était définitivement adoptée par le Parlement, facilitera les licenciements. Ce n’est pas pour rien que le Medef a signé l’accord moyennant quelques contreparties illusoires. La situation de l’emploi en France n’avait pas besoin de cette nouvelle tuile tombée sur la tête de ceux qui payent déjà le plus lourd tribut à la « crise ».
La politique d’austérité menée aujourd’hui à l'échelle européenne continuera de faire le lit fécond de ces licenciements. Cette loi pourrait en être l’instrument complémentaire.

                                                        
JMG






jeudi 4 avril 2013

Cahuzac n'est pas le (seul) problème

Malgré la curée à laquelle nous assistons, impudique à bien des égards, la classe politique s'en sortira. Au contraire de la classe ouvrière, et plus globalement de l'ensemble du monde du travail, qui eux  réellement sont en grand danger.
Ni l'affaire Cahuzac, ni même les affaires Woerth ou Sarkozy autrement plus graves, ne doivent cacher le reste, et en particulier cette transposition dans la loi que voudrait faire le gouvernement de l'accord du 11 janvier entre le Medef d'une part et certaines organisations syndicales qui semblent avoir oublié ce pour quoi elles sont faites. Par naïveté, par méconnaissance de la question sociale, par indifférence, par arrogance peut-être encore mais je n'ose y croire, le gouvernement Hollande s'appuie sur cet accord pour porter une grave atteinte au Droit du Travail en se fondant, de façon incroyable, sur l'idée qu'ainsi serait rétabli, contrairement à ce qu'auront pu faire les Sarkozistes, le respect du dialogue social.
Remettre en cause des principes du Droit, comme notamment la hiérarchie des normes, et plus  concrètement encore des pans essentiels du code du travail est à l'opposé du dialogue social. Transposer cet accord dans la loi c'est une grosse pierre supplémentaire jetée dans le jardin de la démocratie sociale précisément et dans celui de la démocratie tout court. Ainsi il suffira d'un accord d'entreprise pour que les salariés, victime d'un rapport de force défavorable dans tel ou tel établissement, se voient obligés de travailler plus pour gagner moins, sans pour autant avoir l'assurance de conserver leur emploi.
Perte démocratique aussi : dans l'élaboration de cette loi, les députés n'ont qu'à bien se tenir, le Parlement n'étant plus que la chambre d'enregistrement d'un accord conclu entre un Medef triomphant et des organisations syndicales, la direction nationale de la CFDT en premier lieu, qui le servent.
Cette loi, si elle était votée en l'état, n'est que l'avatar de "l'accord de compétitivité" de Sarkozy que des militants socialistes, dont certains devenus ministres aujourd'hui, avaient à l'époque combattu.
Il est aussi là le malaise, le manquement aux combats menés ensemble, l'oubli pur et simple des valeurs de la gauche. On voudrait faire passer pour des avancées sociales une réforme du code du travail qui remet en cause des droits qui ont pu montré leur rôle d'amortisseur dans la crise financière, puis sociale, que nous traversons. La flexibilité, maître-mot de cet accord, n'a jamais crée d'emploi. Elle encourage au contraire les licenciements en affaiblissant encore les garanties offertes par le contrat de travail qui se trouve de fait dévalué.
On était en droit d'attendre autre chose de la conférence sociale promise par François Hollande. Davantage de droits pour les salariés, plus de protection contre "la crise", plus d'imagination et de courage politique aussi en faisant porter l'effort sur la finance, décriée à juste titre pendant la campagne présidentielle, davantage que sur les salariés.
La gauche doit (re)trouver son honneur dans les avancées qu'elle pourra conduire en terme de justice sociale, et en revalorisant concrètement le travail, c'est-à-dire le contraire qu'auront pu faire Cahuzac ou d'autres...

JMG

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samedi 23 mars 2013

Le cumul pour les nuls


J’aime bien les promesses surtout lorsqu’elles sont faciles à tenir.
Après que le parti socialiste m'aura accordé (sait-on jamais) l’investiture pour me présenter à la mairie de Lons-le-Saunier, je promets de ne pas cumuler le mandat de premier magistrat de la ville avec celui de sénateur. Mais puisqu’on y est, au diable l’avarice, je fais une deuxième promesse, celle de ne pas cumuler avec un siège à l’assemblée nationale, tout comme d’ailleurs avec une présidence d’agglomération, ni même avec un mandat de conseiller général. J’hésite cependant à renoncer à un possible mandat de président de la république, ne voulant pas d’un trait de plume renoncer à ma brillante et possible carrière politique.
On peut plaisanter comme cela à l’infini, il n’en reste pas moins que le cumul des mandats, quel qu’il soit d’ailleurs, du plus prestigieux au plus honorable, pose un vrai problème.

Au fond c'est ce qu'il nous reste de l’Ancien Régime, de cette époque encore où les ducs, les comtes et autres barons, parce qu'ils avaient ces titres de noblesse, étaient en position de faire la pluie et le beau temps dans le pays, sans se douter d'ailleurs que cela se terminerait bientôt par un tsunami.
Sous le régime de la cinquième république, si proche d'une monarchie républicaine ( à quand la grande réforme constitutionnelle ?! ), les mandats électoraux ont remplacé les titres d'avant la Révolution.
Certains élus collectionnent les mandats et pensent en retirer plus d'influence et de pouvoir. C'est un peu vrai. Mais qu'en est-il de l'efficacité démocratique ?
A Lons-le-Saunier, le député, maire, président d'agglomération, président de l'association des maires de France et j'en passe sûrement, car à l'intérieur même de ces mandats existent des sous-représentations, se résument en un surhomme. Et beaucoup d'électeurs s'y trompent et se complaisent dans l'admiration. Mais jusqu'à quand ?

Les élus devraient montrer l'exemple et partager leur travail, reconnaître qu'on ne peut pas être efficace à multiplier les fonctions, ni justes à amonceler des indemnités même plafonnées.
Les "grands" élus socialistes, tels que Collomb, Rebsamen...avaient pris des engagements pour renoncer au mandat de trop. Tous ne l'ont pas respecté, loin de là, et c'est dommage. Pour ceux-ci comme pour les élus de droite le vote d'une loi sera nécessaire. Le président Hollande l'avait promise.

Que lui aussi tienne ses engagements, et vite.

Jean-Marc Gardère

mercredi 13 mars 2013

Ma ville : sociale et écologique

 

En janvier dernier, j’ai fait part à la section PS de Lons-le-Saunier de ma décision de me présenter devant les militants pour conduire la liste des municipales à Lons-le-Saunier.  J’entends ainsi modestement, mais fermement, contribuer à préserver la crédibilité et la santé démocratiques de ce parti en étant respectueux de ses règles et de ses traditions.
Deux candidats, voire plus, à l’intérieur du parti socialiste valent mieux qu’un seul. Il ne peut pas dans ce contexte y avoir d’adversaires mais seulement une saine concurrence pourvoyeuse d’idées et d’énergie. Au moins il y aura chance de débat, de discussion contradictoire en vue de l’élaboration d’un programme municipal qui ne soit pas uniquement le produit de cerveaux d’ « expert » .
La ville appartient aux citoyens et le parti est le lieu privilégié de cette médiation.
Je défends un projet de gauche, fondé avant tout sur la nécessaire solidarité. J’affirme ici que Lons-le-Saunier, sociologiquement, est une ville de gauche. Il faut qu’elle le devienne politiquement. Il faut y travailler.
Un projet municipal doit s’articuler autour de cette exigence de solidarité et pour cela annoncer clairement la couleur, sans faux-semblant, et en évitant d’imiter tout discours technocratique abscons.
Il faut renforcer l’ensemble des services publics municipaux pour qu’ils servent utilement l’ensemble de la population. Les services publics sont la richesse de tous y compris surtout des plus fragiles.
Il faut veiller aussi au mode de gestion de ces services publics en prenant l'engagement de ne pas recourir à des modes préjudiciables aux finances publiques, ou qui sont de nature à diluer et affaiblir la puissance publique au profit d’intérêts privés, comme par exemple les partenariats publics privés  qui mettent à mal les finances publiques tout en en diminuant l’efficacité sociale. C’est pourquoi aussi il faut défendre et développer l’idée moderne de la régie municipale et se méfier des modes qui dissolvent l’action publique.

Il s’agit là de la responsabilité sociale de la ville. Il faut en discuter et la décliner en programme crédible : augmentation de places de crèche par exemple, en évaluant la véritable demande sociale. Il est de nombreux domaines sur lesquels il faudra porter notre effort. Tout particulièrement en direction de la jeunesse frappée par une crise qui malheureusement perdure depuis des années. Il faudra être attentif à défendre l’école ( on devrait dire, malheureusement, les écoles qui dans notre département et notre ville ferment en nombre), et promouvoir l’enseignement supérieur à Lons-le-Saunier.
Nous aurons aussi le devoir de mener des politiques locales de santé.

Responsabilité économique ensuite. Lons-le-Saunier est la ville centre d’une agglomération qui, sur le papier en tout cas , en a la compétence au travers notamment l’aménagement de zones industrielles et artisanales.
Une municipalité de gauche devra encourager et faciliter l’implantation d’entreprises nouvelles créatrices d’emploi, et de sauvegarder l’emploi de celles qui restent sur le territoire. Pas à n’importe quel prix, et dans l’obligation de la priorité à l’emploi, et avec des contreparties contractualisées avec les entreprise concernées.

Responsabilité économique et commerciale encore en sauvegardant et en développant le commerce dans le centre-ville, le commerce de proximité. Cela demandera un travail avec les commerçants pour les aider à se développer. Ils contribuent à l’animation de la ville, et il primordial de les associer au projet municipal dont il seront les acteurs. Il faudra aussi repenser la politique vis à vis des grands centres commerciaux qui ne doivent pas asphyxier le cœur de ville en tant que lieu de vie et d’échanges.

Une ville c’est aussi l’urbanisme, l’agencement et l’organisation de l’espace urbain.
Il faut un grand projet urbanistique à Lons-le-Saunier qui soit durable, structurant, centré donc sur la protection de l’environnement dont il faut faire un atout de développement de la ville. Cette ville s’est développée dans un cadre naturel, il faudra donc en travailler le paysage. Pour le modeler, il faudra faciliter la circulation des piétons et des vélos, notamment dans l’hyper-centre. Nous devrons traiter aussi le cadre de vie des quartiers plus périphériques. On doit avoir dans cette optique un projet ambitieux et original. Il faudra faire de ces projets, qui améliorent le cadre de vie,  de véritables investissements pour l’avenir.
Il sera essentiel en effet de s’occuper des quartiers dits périphériques, les Mouillères, et la Marjorie aussi pour lesquels une politique de la ville devra être conduite avec détermination. Il faut que les habitants de ces quartiers se sentent citoyens de la ville et pour cela réaffirmer et défendre l’idée de développement ou de maintien des services publics. Il faudra notamment s'assurer d'un meilleur réseau de transports publics pour améliorer le lien entre les quartiers et vers le centre-ville.
Ces services seront orientés en priorité en direction de la jeunesse dans une optique d’animation et d’éducation populaire, en faisant notamment la part belle aux associations actives et reconnues dans ces quartiers.

Sur le plan culturel, Lons-le-Saunier a pris beaucoup de retard. Cela fait longtemps que les Lédoniens attendaient la médiathèque, ils mesurent aujourd'hui le temps perdu.
La politique culturelle, au delà des événements repères tels que «  Musiques actuelles » qu’il faudra recréer, devra s’appuyer sur les associations et aussi les structures municipales.
Lons-le-Saunier depuis des années perd ses habitants. La ville il n’y a pas si longtemps comprenant plus de 20 000 habitants. Il faut les faire revenir en favorisant la création de logements nouveaux dont les loyers seront, en ces temps de crise subie, abordables pour tous les foyers, notamment les plus modestes. Il faudra se résoudre à densifier l’habitat au centre-ville ce qui sera un excellent moyen de le revivifier. Il faut que le cœur de la ville soit dense et animé.

Le financement de ces mesures se feront hélas dans un cadre contraint. La fiscalité locale est injuste, elle serait davantage équitable si une partie au moins était fondé sur les revenus. Ce n’est pas le cas pour l’instant, mais on fera en sorte néanmoins de la rendre à la fois plus juste et plus productive dans le cadre réglementaire imposé aux collectivités.

Ce projet n’est qu’une base à partir de laquelle on travaillera ensemble en faisant participer le plus largement possible ceux parmi les citoyens de la ville qui se sentiront concernés.
Mais je crois aussi en la responsabilité des partis de la gauche toute entière, nos partenaires historiques.
Il sera fait appel à toutes les forces de gauche sans exception qui voudront bien travailler avec nous autour de ce projet pour une ville sociale, progressiste, écologique.

                                              Jean-Marc Gardère
-membre de la commission administrative de la section PS du bassin lédonien- « Maintenant la gauche ».

  


jeudi 7 mars 2013

Un accord qui ne doit pas faire loi


C’est au Parlement de voter les lois de la République, c’est au gouvernement d’en assurer l’exécution. Ces règles fondatrices seraient-elles condamnées à n’être que théoriques ? L’accord national interprofessionnel a été signé par une organisation patronale, le Medef,  et trois syndicats, dont la CFDT, qui sont minoritaires si l’on se fonde sur les élections professionnelles récentes. Au nom du dialogue social, lequel ici a bon dos,  cet accord devrait pourtant être automatiquement transcrit dans la loi parce qu’il honorerait une promesse de campagne présidentielle sur la démocratie sociale. De ce point de vue là c’est raté.

Cet accord, contre l’avis de la CGT et de FO,  modifie des pans essentiels du code du travail. Il bouleverse notamment les règles du licenciement au détriment des salariés qui ne le comprendront que lorsque qu’ils seront au pied du mur. Car cet accord, fondamentalement, remet en cause le contrat de travail.
Il n'est en réalité, sous certains aspects, que la copie rose pâle de l'accord de compétivité des Sarkozistes. Il force notamment à la mobilité interne en diminuant de façon substantielle le droit de recours des salariés touchés par la sous-activité ou la disparition annoncée de leur entreprise. Les plans sociaux et ce qu'ils impliquent ne seront plus contestables devant le juge civil.
Les avancées, celles qui ont pu décidé les signataires du texte, ne sont qu'apparentes, comme par exemple l'extension des complémentaires-santé lesquelles favoriseront les assurances privés au détriment des mutuelles et de la sécurité sociale.
Quant aux droits rechargeables de l'assurance-chômage il est conditionné par un financement plus qu'incertain. S'agissant de la taxation des contrats à durée déterminée, les exceptions sont si nombreuses que la mesure en deviendrait ridicule.
La durée minimale de 24 heures des temps partiels est également trompeuse, elle ne fera que susciter un chantage à l'embauche puisque le salarié pourra lui-même demander,  un temps partiel bien plus court, et on peut s'attendre à ce que ce soit sous l'injection de l'employeur.

 Il est urgent dans cette affaire que le Parlement retrouve ses droits et surtout son devoir de délibération pour mettre en lumière le déséquilibre pourtant manifeste de cet accord qui loin de combattre le chômage, par la « flexibilisation » de l’emploi qu’il implique, ne fera que l’aggraver. Et la responsabilité, quoi qu’il arrive, sera politique même si le politique aura de fait renoncé à faire la loi.

C'est pourquoi le parti socialiste et sa direction nationale sont mal inspirés de défendre mordicus cet accord qui ne satisfait que quelques caciques de la CFDT au nom de principes issus d'un social-libéralisme aventuriste, ringard et dépassé.

Dépassé mais dangereux pour la cohésion et la paix sociales.

JMG


samedi 16 février 2013

Quel est ce citoyen ?

Ainsi pour les municipales prochaines de 2014, un membre du PS, conseiller général du canton de Lons-Nord, et qui se porte clairement candidat à la mairie sans même avoir reçu encore l'investiture de sa formation politique, consulte les citoyens. Mais lesquels ? Sont-ce les quatre qui se sont réunis dans une brasserie à Lons-le-Saunier et qui se sont vus déjà affublés de missions particulières, et dont la presse locale avec force photos, s'est fait l'écho ? On nous dit que ce sont des membres de la société civile, mais les membres du parti socialiste ne sont-ils pas aussi membres de la société civile ? Et pourquoi, parmi la société civile, choisit-on ceux-là et pas d'autres ?
Ils sont sympathiques sans doute, très certainement compétents dans leurs domaines, mais beaucoup dans le parti socialiste s'interrogent sur la légitimité de "ces animateurs d'ateliers" qu'on leur impose sans trop de discussion, de ces experts qui sont chargés de penser, de réfléchir, de fédérer,de créer, à la place de membres du parti socialiste, ou bien à la place, tout autant, d'autres citoyens. Il s'agit donc en effet de s'interroger.

Je prendrai donc, contre l'expertise, la supposée expertise plutôt, la défense de l'idée de parti politique.

C'est vrai qu'en ces temps de démagogie ambiante,  défendre cette idée là passe pour une gageure, d'autant plus que le parti socialiste en particulier est en passe, si ce n'est déjà fait, de traverser  des épisodes tumultueux qui pourraient bien lui être fatals. Le peuple pourrait en effet ne pas lui pardonner de défendre sans discussion, aveuglément, une politique gouvernementale d'austérité semblable à peu de choses près, au moins pour l'instant, et moyennant il est vrai quelques mesures de correction sociale, à ce que fut la politique de Sarkozy, une politique de l'offre pour faire court, plutôt qu'une politique de la demande qui pourtant serait la plus pertinente en ces temps de chômage record. Dix pour cent de la population quand même !

 Et donc, malgré que je sois le plus souvent critique vis à vis de mon parti, c'est consciemment que je défends le fait que le salut vient d'une démocratie régulée qui fonde précisément la notion d'organisation politique.
Car contrairement à la "société civile" à laquelle on fait illusoirement appel, souvent de manière démagogique, pour aller parler directement au peuple, mais aussi en l'occurrence pour faciliter sa propre carrière politique, le parti est un lieu de débat réglementé, policé, même si les explications ou les disputes militantes parfois peuvent se révéler rudes.

Et donc les "experts" c'est bien, mais la démocratie c'est mieux. Tout le monde est expert de quelque chose, il est bien plus difficile d'être un citoyen.
Le plus inquiétant c'est que certains membres du parti semble ne pas en avoir pleinement conscience aveuglés peut-être par la lumière du pouvoir, ou bien victimes d'une certaine inculture politique.


JMG

http://www.maintenantlagauche.fr

samedi 9 février 2013

"L'Europe" : l'éternelle agonie ?

Ainsi l'Europe, comme à l'accoutumée, est parvenue à un accord sur la prolongation de son budget, sauvant, au grand soulagement de la France, la politique agricole commune, même entamée. Et, c'est du point de vue des agriculteurs, bien là l'essentiel bien qu'il ne perdent certainement rien pour attendre.

Le vote de ce budget a minima arrange cependant, tant soit peu, les intérêts de tout l'appareil qui accompagne l'Europe institutionnelle, l'euro-technocratie, tous ceux qui défendent mordicus la survivance de "l'Europe" dans l'optique d'intérêts purement alimentaires.

Si "l'Europe" est sauvée, pendant ce temps l'idée européenne démocratique continue de sombrer.

Une Europe à vingt-sept est une idée folle, c'est une idée dangereuse qui plus est, facteur de conflits internes potentiels. Il serait temps de serrer les rangs pour arriver à quelque chose de crédible. Mais tout porte à croire que c'est impossible aujourd'hui, car la situation sans doute en arrange quelques-uns.

Le parlement aura beau vouloir se révolter, ce n'est pas lui qui propose le budget, il aura simplement ou non à le voter, et nul doute qu'à la fin il l'adoptera, quel qu'il soit, tant il y  un intérêt pour ses membres aussi à le faire.

Ce budget est le premier qui fût en baisse depuis la naissance de cette Europe.
De plus il revient largement sur les crédits de recherche et d'innovation, voire même sur des crédits sociaux de première nécessité.

Autant dire que l'Europe est peau de chagrin et devient telle que les Britanniques la veulent : un espace économique libre, terrain de chasse de la spéculation financière et des grandes entreprises multinationales, au mépris de la démocratie, et dans l'appauvrissement des populations.

JMG