La convention pour l'Europe s'est tenue cette fin de semaine dans la fédération du Jura . Nous n'étions que... pas plus...à débattre de l'Europe, trop peu nombreux pour un sujet essentiel, je préfère taire le chiffre par charité.
Le parti n'est pas en excellente santé, il ne suffit donc pas d'avoir tous les pouvoirs, ou presque, institutionnels pour prétendre changer le pays. Dans le même temps il se pourrait que le carriérisme politique est en train de tuer ce parti, il sera bon de revenir sur ce thème un peu plus tard...
Mais revenons pour l'heure à cette convention sur l'Europe : les amendements proposés par les motions "maintenant la gauche" ou "un monde d'avance" ont toutes recueilli une majorité confortable.
Pour cela il faut compter comme il est d'usage de compter, c'est à dire en comptabilisant les suffrages exprimés comme la somme des votes "pour" et vote "contre". L'amendement 8 par exemple, qui défend l'idée de mettre la BCE au service de l'économie réelle, obtient 63,89% dans la fédération du Jura. C'est un excellent score.
Et bien sûr on ne doit pas mettre dans le même panier les contres et les abstentions ! Un pourcentage se fait toujours par rapport aux suffrages réellement exprimés, sans les nuls, sans les abstentions. Car dans ce cas François Hollande ne serait peut-être pas aujourd'hui Président de la République ( je ne me suis pas fait la frayeur de calculer précisément), ce serait l'autre.
Ces succès des amendements défendues par ce qu'il est coutume d'appeler l'aile gauche du PS se retrouvent dans l'ensemble des fédérations partout en France. Ces amendements doivent donc être adoptés puisqu'ils sont majoritaires, si toutefois sont respectés les principes généraux du Droit.
Mais en comptabilisant à la fois les abstentions et les votes nuls, la fédération, appliquant sans doute aveuglément des directives de Solférino, fait que ce même amendement 8 n'obtient seulement que 44,66% des voix, ce qui entraînerait son rejet ...je l'ai entendu de mes propres oreilles. On croit rêver !
Pour moi ces amendements sont majoritaires bien sûr et ils doivent être respectés comme le signe que les militants socialistes ne veulent pas d'une Europe monétariste cause d'un chômage qui atteint aujourd'hui au moins 12% de la population active.
Voici les résultats au plan national :
Amendement 4: 25098 exprimés, 15233 POUR soit 60%.
Amendement 8 : 22541 exprimés, 16522 POUR soit 73%.
Amendement 10: 22310 exprimés, 15809 POUR soit 71%.
Amendement 13: 21 458 exprimés, 14348 POUR soit 67%.
La convention nationale qui se tient dimanche prochain à Paris devra prendre acte de ces résultats. Nous avons la preuve que le parti dans sa grande majorité, au moins sur la question européenne qui nous occupe ici, est plus progressiste, moins atlantiste, moins social-libéral que sa direction nationale. On ne nous fera pas prendre des vessies pour des lanternes.
Puisse le courant d'air frais démocratique s'engouffrer à nouveau dans la rue Solférino.
JMG
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samedi 8 juin 2013
Principe général du Droit contre intérêt particulier de Solférino
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La politique trop souvent se borne à prendre le peuple à témoin au lieu de le tenir pour juge
mercredi 29 mai 2013
Lons-le-Saunier malade de sa santé
Après la nouvelle de la fermeture programmée d'une équipe du SMUR à l'hôpital de Lons-le-Saunier contre l'assurance d'un survol d'hélicoptère, voilà maintenant qu'est annoncée la fermeture de la clinique du Jura avec pour corollaire, comme si la nouvelle ne s'auto-suffisait pas, la suppression de cinquante emplois ! Pas même une ombre de pale d'hélicoptère cette fois-ci pour nous aider à avaler la pilule amère de cette médecine-là !
On nous dit que c'est dû à la pénurie de spécialistes. Je ne vous cache pas que je n'y crois pas trop : un anesthésiste aurait eu la mauvaise idée de vouloir partir...c'est comme au mikado en somme, il suffit qu'on déplace une aiguille pour que toutes s'écroulent dans un silence feutré. Quelle honte, et surtout quel scandale ! Qu'une ville-préfecture soit sur le point d'entrer dans la catégorie des déserts médicaux en dit long sur les politiques de santé pratiquées au plan national comme au plan local depuis des décennies.
Alors, on montre du doigt l'actuel maire de Lons, Jacques Pélissard, et on se demande s'il est responsable ou pas. La belle affaire ! Il est responsable en tant qu'il a voté comme député des lois, comme la loi HPST par exemple, qui ont mené les politiques de santé là où elle sont rendues aujourd'hui, c'est-à-dire en un point critique où le retour à la raison médicale s'avère de plus en plus difficile.
Il est irresponsable dans la mesure où les pouvoirs locaux aujourd'hui sont de plus en plus impuissants à assumer une politique qui leur imposés par le haut depuis des décennies.
La santé, à Lons-le-Saunier comme ailleurs en France, sauf peut-être dans des territoires à cet égard bénis des Dieux comme la côte d'Azur ou Paris, est malade de sa privatisation, rampante au début et aujourd'hui décomplexée. Car plus de honte en effet ! La santé aujourd'hui est devenu une affaire de fric et il est symptomatique que ce soit une clinique privée à Lons-le-Saunier qui soit sur le point de fermer. On voit là, ceci dit en passant, ce que pourrait devenir l'hôpital public si on continuait à lui appliquer comme aujourd'hui les techniques du privé !
Bien sûr on peut toujours dire que c'est la faute de la carence de médecins ou de spécialistes. Ben voyons ! Mais qui a instauré le numerus-clausus avec pour conséquence la pénurie de médecins, et ce pour limiter soit-disant les dépenses de sécurité sociale ? N'y avait-il pas d'autres moyens ? Et pourquoi a-t-on diminué ses recettes en pratiquant des exonérations de cotisatins sociales qui plombent aujourd'hui ses comptes ?
On constate que certains spécialistes - et je ne parle pas ici du cas de la clinique en question, le problème est bien plus large- y ont gagné en pratiquant une médecine libérale, où les dépassements d'honoraires sont légion, dans un monde où précisément la concurrence n'existe pas. Le beurre et l'argent du beurre...
On constate que certains spécialistes - et je ne parle pas ici du cas de la clinique en question, le problème est bien plus large- y ont gagné en pratiquant une médecine libérale, où les dépassements d'honoraires sont légion, dans un monde où précisément la concurrence n'existe pas. Le beurre et l'argent du beurre...
Pour refenir à la clinique du Jura il est frappant par ailleurs de constater qu'elle est en passe de fermer alors que l'Etat vient d'octroyer à l'ensemble des cliniques, par le biais du crédit impôts pour la compétitivité, un crédit de 500 millions d'euros !
Oui la santé est malade, mais de l'argent surtout, il temps qu'elle redevienne publique pour qu'elle soit mieux gérée, plus démocratique et qu'elle profite à tous.
Oui il faut sauver la clinique du Jura, sauver ses emplois, et dans le même temps avoir conscience qu'on n'est pas arrivé là tout à fait par hasard. Aux acteurs locaux de se battre, au pouvoir central ( de gauche aujourd'hui !) de prendre chacun leurs responsabilités pour sauver la sécurité sociale et la santé publique.
Pour cela il est des lois à voter, et d'autres sur lesquelles revenir !
Jean-Marc Gardère
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samedi 25 mai 2013
Affaires étrangères
L’article 2 du projet de loi sur les universités prévoit la possibilité de cours universitaires dispensés en anglais. L'occasion est trop belle pour montrer du doigt les Français dont on prétend qu'ils ne font aucun effort pour parler l’anglais, ce qui d'ailleurs reste à prouver. Mais jamais on ne dénonce les Anglais ou les Américains qui, dans leur quasi-unanimité, ne parlent pas du tout le français.
Les Français ne sont pas plus nuls que les autres en langues étrangères, par contre ils entretiennent à l’égard du monde anglo-saxon un sentiment très net d’infériorité. C’est parce que l’anglais n’est pas une langue latine que nous avons quelques difficultés à apprendre cette langue. Et la réciproque est vrai, nous n'avons donc aucun complexe à avoir.
Les Français ne sont pas plus nuls que les autres en langues étrangères, par contre ils entretiennent à l’égard du monde anglo-saxon un sentiment très net d’infériorité. C’est parce que l’anglais n’est pas une langue latine que nous avons quelques difficultés à apprendre cette langue. Et la réciproque est vrai, nous n'avons donc aucun complexe à avoir.
Ajoutons que 80 % du vocabulaire anglais est issu du français, grâce à Guillaume le Conquérant surtout.
Pourquoi donc nous donnerions-nous tant de peine à parler une langue, l’anglais, qui s'est faite aussi à partir de la nôtre ? Permettre à l’université française de donner des cours en anglais ne nous rendra pas plus intelligents, et elle encouragera plutôt les Anglo-Saxons à ne pas apprendre le français. Ce serait dommage de leur gâcher ce plaisir.
Cet article 2 est évidemment anecdotique et ne doit pas cacher l'essentiel de ce projet de loi. Il ne revient pas foncièrement sur la loi LRU (loi Pécresse)qui fait qu'aujourd'hui un quart des universités est en déficit et la moitié présente des difficultés financières. Cela entraîne aussi l'augmentation des frais d'inscription pour les étudiants.
Par ailleurs la loi Fioraso baigne toujours dans ce mythe du rapprochement à tout prix de l'université et de l'entreprise privée laquelle est appelée à devenir la source principale de financement des établissements.
Il faudrait au contraire que l'Etat dotent les universités de financements pérennes et les rendent ainsi authentiquement autonomes, moins concurrentielles, et surtout plus démocratiques... De toute évidence, ce n'est pas la direction prise.
JMG
NB : article paru en partie dans le "Progrès de Lyon" du 24 mai
JMG
NB : article paru en partie dans le "Progrès de Lyon" du 24 mai
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La politique trop souvent se borne à prendre le peuple à témoin au lieu de le tenir pour juge
mardi 21 mai 2013
Un an après, pour qui avons-nous voté déjà ?
Je me souviens surtout que nous avons voulu le départ d'un certain Sarkozy dont nous disions, à raison, qu'il avait déprécié par ses attitudes la fonction présidentielle, en s'engageant partout et nulle part, surtout nulle part, en faisant des annonces tonitruantes dont certaines malheureusement furent suivies d'effet. Il partit donc sans tambour ni trompette avec parait-il, quand même, les clés de la mallette nucléaire. Mais rien depuis, en tout cas de ce côté, touchons du bois, n'a explosé.
Et nous avons voté Hollande pensant qu'en plus de nous débarrasser de Sarkozy il apporterait plus de justice, justice sociale d'abord, qu'il taperait du poing plus fort que ne l'avait fait son prédécesseur sur la table de Merkel, et qu'il parviendrait ainsi à donner une nouvelle réorientation à l'Europe qui en a tant besoin.
Il ne fait pas de doute que la déception, plus d'un an après, est au rendez-vous. Bien sûr il est plus intelligent, plus cultivé, plus maîtrisé, probablement même bien plus à gauche que son prédécesseur, encore heureux.
On doit aussi se consoler en se disant qu'on a bien fait de voter pour Hollande car c'eût été une catastrophe sociale encore plus lourde que celle que nous connaissons actuellement.
Aujourd'hui, entre autres réjouissances, les 35 heures auraient été supprimées pour de bon, et pour faire plaisir tant à Merkel qu'à Bruxelles il n'y aurait même plus de Smic.
Cela valait donc le coup de se déplacer pour voter le 6 mai 2012.
Mai, mai...Mais il y a un mais...
Le discours du Bourget sur la finance eut une tonalité quasi-révolutionnaire qui a sans doute précipité la victoire de Hollande.
Mais ensuite, une fois l'élection passée, rien ou presque qui fût un signe en direction du "peuple de gauche" comme aurait dit Mitterrand. Au contraire même. Comme ces accords de Wagram, signé entre le Medef et la CFDT, que le gouvernement reprend quasi in extenso dans une loi qui restera dans l'histoire comme celle qui privilégie les accords d'entreprise, où les rapports de force se font le plus souvent au détriment des salariés.
Mais ensuite, une fois l'élection passée, rien ou presque qui fût un signe en direction du "peuple de gauche" comme aurait dit Mitterrand. Au contraire même. Comme ces accords de Wagram, signé entre le Medef et la CFDT, que le gouvernement reprend quasi in extenso dans une loi qui restera dans l'histoire comme celle qui privilégie les accords d'entreprise, où les rapports de force se font le plus souvent au détriment des salariés.
"Contre la finance" on pouvait s'attendre à mieux comme faire voter des dispositifs contre les licenciements boursiers.
Ainsi Florange devient à Hollande ce que fut Gandrange à Sarkozy.
Dans l'esprit des salariés, par de tels événements emblématiques, tout devient pareil et la gauche vient à se confondre avec la droite anti-sociale.
Je ne parle pas des 20 milliards offerts aux entreprises sans contre-partie, ni même des 10 milliards voire plus qui ne tomberont plus dans l'escarcelle des collectivités locales qui pourtant sont pour soixante-dix pour cent dans les investissements d'avenir.
Ainsi Florange devient à Hollande ce que fut Gandrange à Sarkozy.
Dans l'esprit des salariés, par de tels événements emblématiques, tout devient pareil et la gauche vient à se confondre avec la droite anti-sociale.
Je ne parle pas des 20 milliards offerts aux entreprises sans contre-partie, ni même des 10 milliards voire plus qui ne tomberont plus dans l'escarcelle des collectivités locales qui pourtant sont pour soixante-dix pour cent dans les investissements d'avenir.
Il faudrait aujourd'hui un sursaut du gouvernement, qu'il abandonne résolument la politique social-libérale qu'il mène aujourd'hui pour une politique sociale-démocrate, voire socialiste (mais ce mot ferait-il peur ?).
Il reste quatre années pour redresser la barre et retrouver une crédibilité.
Il reste quatre années pour redresser la barre et retrouver une crédibilité.
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lundi 6 mai 2013
Du balai ! Et l'aspirateur, jamais ?
Le premier mai fut doux...cet hiver. A Lons-le-Saunier rien qu'une poignée de membres du parti socialiste à manifester, quand je dis une poignée, je suis large, trois ou quatre tout au plus sur trois cents manifestants à s'être rassemblés sur la place de la Liberté. Il y en avait davantage à Dole paraît-il, cela sauve l'honneur.
A Lons-le-Saunier l'année dernière le secrétaire de section avait rappelé aux militants le lieu et l'heure du rendez-vous. Mais c'était avant, avant le 6 mai 2012, date de l'élection de François Hollande, dont on fête aujourd'hui même le premier anniversaire.
Pourquoi donc ce qui était vrai, ou important, l'année dernière ne le serait plus cette année à la même date sous prétexte qu'une élection présidentielle serait passée par là ? Cela fait désordre aux yeux des salariés, et cette incohérence, cette ignorance soudaine des symboles de la gauche, ajoutent à la gravité de la situation, elles la rendent pathétique.
Pourquoi donc ce qui était vrai, ou important, l'année dernière ne le serait plus cette année à la même date sous prétexte qu'une élection présidentielle serait passée par là ? Cela fait désordre aux yeux des salariés, et cette incohérence, cette ignorance soudaine des symboles de la gauche, ajoutent à la gravité de la situation, elles la rendent pathétique.
Et surtout elle aurait tendance à confirmer que le parti socialiste se désolidarise de sa "base" (comme aurait dit Georges Bush junior en parlant des milliardaires qui le soutenaient) ; mais ici on veut parler de celle des salariés, la nôtre, celle qui finalement aura porté François Hollande au pouvoir.
C'est pourquoi la manifestation du Front de gauche entre la Bastille et la Nation, en dépit de quelques excès de vocabulaire ménagers inoffensifs que des esprits fragiles voudraient faire passer pour des coups de canon, attire ma sympathie.
N'en déplaise à certains de mes camarades, je ne mets pas cette manifestation dans le même sac à poussière que celles de droite ou d'extrême-droite. Cet amalgame ne ferait que desservir la gauche toute entière.
Pourvu qu'il soit respectueux des différences, Mélenchon est de notre camp, tout comme le parti communiste, notre partenaire historique.
Ainsi, il est heureux que le plus de voix possibles s'élèvent contre le vote de la loi dite de flexisécurité qui est de nature à faciliter et sécuriser surtout les licenciements, tout comme il est important pour l'ensemble du monde du travail et pour le mouvement syndical que la loi d'amnistie sociale puisse être votée.
Quoi de plus normal pour un socialiste que de préférer les manifestations de gauche aux manifestations de droite dont il y a peu de temps encore on n'aurait jamais cru le retour possible ?
JMG
JMG
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La politique trop souvent se borne à prendre le peuple à témoin au lieu de le tenir pour juge
jeudi 2 mai 2013
Conseil municipal de Lons-le-Saunier, avis de recherche
J'étais en septième position sur la liste de gauche aux municipales de 2008 à Lons-le-Saunier, et manque de bol, je fus le premier recalé de cette liste après notre brillante défaite contre la liste conduite par Jacques Pélissard. Les raisons de cette défaite sont multiples, (adjectif bien commode pour qui ne peut veut pas ou ne veut pas savoir), tout cela, il est vrai, est du passé, rien que du passé. Si la gauche gagne en 2014 les raisons en seront tout autant heureuses...et multiples. Mais ce n'est pas cela exactement dont je voulais parler.
Il se trouve que sur six conseillers municipaux d'opposition élus cette année-là, quatre socialistes et deux communistes, il n'en reste depuis près d'un an, en réalité, plus que cinq. Nous avons perdu, dans les faits, une conseillère issue du parti socialiste qui n’a plus mis les pieds au conseil depuis près d’une année. Sans doute, peut-être, n’est-elle plus à Lons-le-Saunier, nul ne le sait et comme on dit, au moins depuis que les « inconnus » ne le sont plus vraiment, « cela ne nous regardeeeu pas ».
Non, bien sûr, cela ne nous regarde pas, sauf que cela concerne les électeurs, si toutefois on entend encore les respecter. En votant pour une liste « de gauche », ils ont élu, par les règles électorale en vigueur lors de ces élections municipales de 2008, six opposants à la liste Pélissard, et pas un de moins.
Comme au foot parfois, ou comme dans d'autre sport collectif, même si en politique la notion de collectif est souvent mise à mal, il manque un joueur dans une équipe qui demanderait, compte tenu des circonstances, à être au complet. Il faudrait pour cela que l’élue concernée démissionne pour laisser la place au suivant sur la liste, comme l’envisage le code électoral. Ne serait-ce que pour continuer le travail, même en tant que modeste remplaçant.
Mais voilà certains, comme c'est le cas ici, s’accrochent à leur mandat comme les bigorneaux à leur rocher, et on ne sait trop pourquoi. Pas pour l’argent en tout cas puisque le mandat de conseiller municipal n’est même pas indemnisé, et puis n’est pas Cahuzac ni Guéant qui veut.
Non pas pour l’argent, ou par un intérêt matériel quelconque. Mais alors pourquoi ? Pour la gloire ?
Une gloire virtuelle en quelque sorte, une gloire énigmatique en tout les cas. Et donc si vous avez des nouvelles…
JMG
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mercredi 17 avril 2013
Municipales 2014 : comment le PS désignera ses candidats ?
C'est bien connu, la démocratie ne s'use que si l'on ne s'en sert pas. Dans un parti politique la diversité et l'expression pluraliste des idées sont toujours préférables à une unité qui ne serait que de façade.
Pour gérer cette diversité, la direction nationale du parti socialiste a publié en mars dernier une circulaire qui organise les modalités de l’investiture de ses candidats aux prochaines municipales.
Pour gérer cette diversité, la direction nationale du parti socialiste a publié en mars dernier une circulaire qui organise les modalités de l’investiture de ses candidats aux prochaines municipales.
La désignation des listes aux municipales de 2014, à Lons-le-Saunier comme ailleurs, se fera en deux étapes.
Il s’agira d’abord de désigner les militants chargés de conduire les listes. Cette désignation se fera en octobre. Le premier tour aura lieu le 10 octobre prochain, et le deuxième si besoin le 17 octobre, au cas où aucun candidat n’aurait obtenu la majorité absolue à l’issue du premier tour…
Sera soumise ensuite au vote des militants la liste complète laquelle aura été au préalable soumise à une commission des candidatures. Ce vote des adhérents aura lieu le 21 novembre, et le 28 novembre également en cas de refus de la liste soumise lors de premier vote.
Les candidatures devront être portées à la connaissance des adhérents du parti qui seront concernés par cette élection dans la commune.
Pour pouvoir participer au vote il faudra être électeur dans cette commune. La présentation de la carte d’électeur ou d’une attestation d’inscription sur la liste électorale pour permettre le vote.
Il faudra avoir adhéré au parti socialiste avant le 9 avril 2013. Les procurations ne seront pas admises et le bureau de vote sera ouvert sans interruption de 17 à 22 heures.
La circulaire de la rue Solférino qui énonce, avec plus de précisions qu'ici bien sûr, ces dispositions, ne fait allusion à aucune possibilité d’organisation, pour l'instant en tout cas, de primaires ouvertes telles qu'on a pu en connaître lors des élections présidentielles ( sauf pour Paris, Lyon, Marseille). Certains militants ont pu pourtant en exprimé le souhait.
L’essentiel reste que la circulaire soit respectée et que ce vote de désignation se passe dans les meilleurs conditions possibles. Il n’y a pas de raison que cela se passe autrement, nous y veillerons tous dans le respect des règles démocratiques.
Il va de soi que les candidats investis seront ceux de tout le parti et que ce dernier les soutiendra sans réserve et de toutes ses forces disponibles.
Mais bien sûr l'intérêt de ce mode de désignation sera d'autant plus grand qu'il aura permis le débat politique sur la ville que nous voulons.
Il va de soi que les candidats investis seront ceux de tout le parti et que ce dernier les soutiendra sans réserve et de toutes ses forces disponibles.
Mais bien sûr l'intérêt de ce mode de désignation sera d'autant plus grand qu'il aura permis le débat politique sur la ville que nous voulons.
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dimanche 14 avril 2013
Au nom d’une prétendue démocratie sociale
Le texte de loi issu de l’accord national interprofessionnel signé entre certaines organisations syndicales et le Medef a donc été voté cette semaine par l’Assemblée Nationale. On s’en sera douté. Toutes les manifestations auront donc de ce point de vue été vaines, manifestations où du reste nous étions trop peu nombreux eu égard à l'enjeu, à Lons-le-Saunier notamment, quelque pelés car il y faisait froid ou pluvieux, quelques tondus surtout, dans l'attente de jours meilleurs.
Loi votée au nom de la démocratie sociale soit-disant. Mais qu’est-ce que la démocratie sociale lorsqu'elle sert de prétexte à énoncer des règles qui précisément déréglementent le marché du travail pour le rendre plus flexible ? Et quand elle se fonde sur un accord d’où est exclu deux des principales confédérations syndicales, Force Ouvrière et la CGT ?
Il y a longtemps que la CFDT, pour ne parler que de celle-ci, par une sorte d’anti-socialisme primaire - et j’entends ainsi le terme socialisme au sens littéral et originel, et, non pas partisan – se bat pour la flexibilisation du marché du travail. Ce qui arrive aujourd’hui n’est donc que l’aboutissement d’un long processus historique.
A la fin
des années soixante-dix, la CFDT sous la férule d’un Edmond Maire
qui voulait passer à tout prix pour « responsable » , et
déstabilisé lui-même par la révolution néo-libérale qui alors
prenait tout son essor politique, effectuait alors son
« recentrage ».
Il
s’agissait en fait d’une droitisation de la confédération. Les
principaux responsables de la CFDT pensaient qu’ils pourraient de
la sorte combattre plus efficacement les idées issues et pratiquées
de l’autre coté du rideau de fer. La CFDT abandonnait ce faisant
jusqu’à sa lutte contre les inégalités dont elle avait fait
pourtant son cheval de bataille, ou qui avait même construit, avec
le concept d’autogestion, une part essentielle et constitutive de
son identité.
Ce fut donc le combat de cette « deuxième gauche » dans sa traduction syndicale, « combat »qui la conduisit à permettre au patronat de gérer en toute quiétude, avec le plus de souplesse possible, les moyens privés d’une production évoluant dans une économie livrée au pouvoir d’une finance elle-même de plus en plus fortement déréglementée et mondialisée.
C’est au début des années quatre-vingt que la CFDT mettait en avant la défense des accords d’entreprise qui devaient prévaloir sur les conventions collectives, voire même sur la Loi.
Une idée traditionnelle de la droite en somme, et du patronat surtout pour lesquels les lois régissant le monde du travail, le code du travail, étaient vus et présentées comme un carcan duquel il fallait absolument se libérer par des négociations locales, entreprise par entreprise.
Et donc
nous y sommes, ou du moins sur le chemin qui nous mène à une remise
en cause essentielle du droit du travail.
Il est
probable que cette loi, si elle était définitivement adoptée par le Parlement, facilitera les licenciements. Ce n’est pas
pour rien que le Medef a signé l’accord moyennant quelques
contreparties illusoires. La situation de l’emploi en France
n’avait pas besoin de cette nouvelle tuile tombée sur la tête de
ceux qui payent déjà le plus lourd tribut à la « crise ».
La
politique d’austérité menée aujourd’hui à l'échelle européenne continuera de faire le
lit fécond de ces licenciements. Cette loi pourrait en être
l’instrument complémentaire.
JMG
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La politique trop souvent se borne à prendre le peuple à témoin au lieu de le tenir pour juge
jeudi 4 avril 2013
Cahuzac n'est pas le (seul) problème
Malgré la curée à laquelle nous assistons, impudique à bien des égards, la classe politique s'en sortira. Au contraire de la classe ouvrière, et plus globalement de l'ensemble du monde du travail, qui eux réellement sont en grand danger.
Ni l'affaire Cahuzac, ni même les affaires Woerth ou Sarkozy autrement plus graves, ne doivent cacher le reste, et en particulier cette transposition dans la loi que voudrait faire le gouvernement de l'accord du 11 janvier entre le Medef d'une part et certaines organisations syndicales qui semblent avoir oublié ce pour quoi elles sont faites. Par naïveté, par méconnaissance de la question sociale, par indifférence, par arrogance peut-être encore mais je n'ose y croire, le gouvernement Hollande s'appuie sur cet accord pour porter une grave atteinte au Droit du Travail en se fondant, de façon incroyable, sur l'idée qu'ainsi serait rétabli, contrairement à ce qu'auront pu faire les Sarkozistes, le respect du dialogue social.
Remettre en cause des principes du Droit, comme notamment la hiérarchie des normes, et plus concrètement encore des pans essentiels du code du travail est à l'opposé du dialogue social. Transposer cet accord dans la loi c'est une grosse pierre supplémentaire jetée dans le jardin de la démocratie sociale précisément et dans celui de la démocratie tout court. Ainsi il suffira d'un accord d'entreprise pour que les salariés, victime d'un rapport de force défavorable dans tel ou tel établissement, se voient obligés de travailler plus pour gagner moins, sans pour autant avoir l'assurance de conserver leur emploi.
Perte démocratique aussi : dans l'élaboration de cette loi, les députés n'ont qu'à bien se tenir, le Parlement n'étant plus que la chambre d'enregistrement d'un accord conclu entre un Medef triomphant et des organisations syndicales, la direction nationale de la CFDT en premier lieu, qui le servent.
Cette loi, si elle était votée en l'état, n'est que l'avatar de "l'accord de compétitivité" de Sarkozy que des militants socialistes, dont certains devenus ministres aujourd'hui, avaient à l'époque combattu.
Perte démocratique aussi : dans l'élaboration de cette loi, les députés n'ont qu'à bien se tenir, le Parlement n'étant plus que la chambre d'enregistrement d'un accord conclu entre un Medef triomphant et des organisations syndicales, la direction nationale de la CFDT en premier lieu, qui le servent.
Cette loi, si elle était votée en l'état, n'est que l'avatar de "l'accord de compétitivité" de Sarkozy que des militants socialistes, dont certains devenus ministres aujourd'hui, avaient à l'époque combattu.
Il est aussi là le malaise, le manquement aux combats menés ensemble, l'oubli pur et simple des valeurs de la gauche. On voudrait faire passer pour des avancées sociales une réforme du code du travail qui remet en cause des droits qui ont pu montré leur rôle d'amortisseur dans la crise financière, puis sociale, que nous traversons. La flexibilité, maître-mot de cet accord, n'a jamais crée d'emploi. Elle encourage au contraire les licenciements en affaiblissant encore les garanties offertes par le contrat de travail qui se trouve de fait dévalué.
On était en droit d'attendre autre chose de la conférence sociale promise par François Hollande. Davantage de droits pour les salariés, plus de protection contre "la crise", plus d'imagination et de courage politique aussi en faisant porter l'effort sur la finance, décriée à juste titre pendant la campagne présidentielle, davantage que sur les salariés.
La gauche doit (re)trouver son honneur dans les avancées qu'elle pourra conduire en terme de justice sociale, et en revalorisant concrètement le travail, c'est-à-dire le contraire qu'auront pu faire Cahuzac ou d'autres...
JMG
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On était en droit d'attendre autre chose de la conférence sociale promise par François Hollande. Davantage de droits pour les salariés, plus de protection contre "la crise", plus d'imagination et de courage politique aussi en faisant porter l'effort sur la finance, décriée à juste titre pendant la campagne présidentielle, davantage que sur les salariés.
La gauche doit (re)trouver son honneur dans les avancées qu'elle pourra conduire en terme de justice sociale, et en revalorisant concrètement le travail, c'est-à-dire le contraire qu'auront pu faire Cahuzac ou d'autres...
JMG
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