Je n'étais pas à la Rochelle mais j'en ai entendu parlé. J'ai entendu que Valls avait répété ce qu'il avait dit déjà à l'université d'été du Medef : il aime les entreprises.
Mais peut-on imaginer le contraire ?
Il y a comme de la tautologie dans l'air. Mais cela sous-entend, de façon pernicieuse, que les autres socialistes, ceux qui ne sont pas forcément d'accord avec lui, ne les aimeraient pas, eux, les entreprises. C'est un peu ce que faisait Sarkozy, il clamait une évidence pour suggérer que ces adversaires étaient incapables d'y souscrire, et les faire passer ainsi pour des primaires ou des archaïques.
C'est aussi une façon de couper le débat, et d'évacuer les choses essentielles pour mieux œuvrer dans le vent du libéralisme : remettre en question les seuils sociaux dans les entreprises par exemple, (comme s'il y avait trop plein de démocratie sociale, comme si celle-ci était la cause du chômage !)
Valls comme Sarkozy sont de gros malins, ils savent parler au peuple.
JMG
dimanche 31 août 2014
J'aime pas les entreprises ?
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La politique trop souvent se borne à prendre le peuple à témoin au lieu de le tenir pour juge
dimanche 24 août 2014
Un peu plus de rythme les enfants !
Frangy, non ce n'était pas la morne plaine, mais ce n'était pas l'explosion non plus et encore moins la révolution que d'ailleurs personne n'appelle de ses voeux, courageux mais pas téméraires...Mais c'était Frangy, on devait s'attendre à quelque chose d'un peu fracassant d'Arnaud et de Benoît ( je suis au parti socialiste, c'est mon côté "moi j'ai deux copains ministres") après qu'ils eurent déclaré dans la presse que l'heure de la fronde avait sonné. Donc, elle a sonné c'est vrai, mais un peu creux disons-le. Car la Fronde, s'il en est, ne se fait pas seulement dans les esprits et par les mots, fussent-ils aussi beaux et forts que ceux d'Arnaud Montebourg, la fronde s'opère dans les cœurs puis dans la rue, en dehors en tout cas des palais de la République qui furent il n'y a pas si longtemps encore ceux de la Royauté.
Mais il était plaisant, presque réjouissant, de les entendre tous les deux, les sachant au gouvernement, dénoncer les excès de Mme Merkel et ceux d'une Europe plus attachée à la défense artificielle d'une monnaie unique amie des rentiers qu'à une croissance suffisamment équilibrée et forte pour assurer le plein-emploi. Il était encourageant de les écouter tous les deux, à dire haut et fort des choses que d'habitude nous "la gauche du PS" nous disions, mais avec cette épée de Damoclès sans cesse au-dessus de nos têtes, celle du bannissement idéologique ( bon d'accord c'est pas trop grave) au sein de telle ou telle section, de telle ou de telle fédération, la pensée unique sociale-libérale faisant des ravages dans le plus profond de nos ville et de nos campagnes, y compris à Lons-le-Saunier, préfecture du Jura.
Et donc si la révolution consentait à survenir, à la suite de ces deux discours de Frangy, ce ne sera pas tant grâce à nos deux apprentis-frondeurs qu'à la réaction de Manuel Valls qui leur aurait promis, via son entourage (prudent le bonhomme), de leur couper la tête. A mon avis, il ne le fera pas, car ce serait de la part de Manuel (je suis du PS, et donc le premier des ministres est un de mes copains, pire un camarade) une sorte de suicide. Mais sait-on jamais, un coup de folie parfois est si vite arrivé même dans les milieux les mieux bénis des Dieux de la République.
Satisfait donc de ce que j'ai pu entendre mais un petit bémol cependant ( car on ne se refait pas), destiné à mon camarade Benoit Hamon qui a osé nous dire, devant une foule malgré tout applaudissante, que la réforme dite des rythmes scolaires était une bonne réforme. Je ne le pense pas pour ma part, car l'Etat aura réussi à faire financer par les collectivités locales le rétablissement d'une cinquième matinée d'école, qui rappelons-le avait été supprimée par la droite, "réforme" dont la charge morale et financière aurait dû incomber au ministère de l'éducation Nationale. Sans compter les ruptures d'égalité devant le service public d'éducation selon que votre enfant dépende de tel ou tel territoire, pauvre ou riche selon les latitudes.
Et donc je dirai à mes deux excellents camarades, au terme de cette journée, "des progrès ont été faits durant ce trimestre, continuez vous êtes sur la bonne voie".
Comme quoi parfois les vacances (scolaires) parfois ont du bon. Si toutefois ils ne se font pas renvoyer de leur école, ce que je ne parierai pas.
JMarc Gardère
La politique trop souvent se borne à prendre le peuple à témoin au lieu de le tenir pour juge
samedi 23 août 2014
Eté pourri
Un temps de merde même, si je n'étais poli. Un avion en Ukraine qui s'écrase, touché par un missile, dit-on, dont on aurait perdu la trace et qui, selon les points de vue, ressemblerait plutôt à un avion de l'armée de l'air ukrainienne voulant porter l'opprobre sur des Russes qui n'y seraient pour rien. Rien n'est simple au Donbass, bien moins que ce qu'on voudrait nous faire croire.
Le plus étonnant dans cette histoire c'est que l'Europe a pris déjà parti sans trop connaître de ses intérêts, au risque qui plus est de déclencher un embrasement général, ou d'en être la principale complice. Les Etats-Unis, que l'on suit aveuglément, ne sont pas innocents.
Ne serait-il pas dans cette histoire plus prudent, plus réaliste, et plus sage, de ne pas prendre le parti des va t-en guerre qui aujourd'hui voudrait faire l'histoire, comme si Août 14 cent ans avant, n'avait pas servi de leçon ?
L'Europe a choisi de prendre fait et cause pour un gouvernement ukrainien dont on veut taire les penchants fascistes sous prétexte de pourfendre l'autocratie poutinienne. Le gouvernement français a lui aussi, dans sa logique du moment, choisi son camp, le même que celui de Merkel, on s'en serait douté, la référence, le modèle, au risque commercial de perdre les commandes que la Russie a fait de ses deux bateaux logistiques. Un Mistral... deux Mistraux ? Que ne ferait-on pas pour faire plaisir à l'oncle Sam ou à son caniche Cameron, avec lequel aussi, complaisamment, on aboie ? C'est aussi une des (mauvaises) surprises qu'Hollande continue de nous faire.
N'aurait-il pas été plus judicieux pour le coup d'adopter une saine et profitable neutralité qui eût été bien plus courageuse, et surtout plus lucide ? L'Europe ne va-telle pas jusqu'à l'Oural ? L'avenir de la France n'est -il pas autant à l'Est qu'à l'Ouest, plus même si l'on en croit notre histoire culturelle commune ? Je le dis ici, les Russes sont nos amis ( pas nos ennemis en tout cas) au moins autant que les Américains sont imprévisibles dans leur propension, l'histoire le montre en effet, à toujours faire la guerre. Il y a du cow-boy même chez Obama.
Orage à Gaza, pluie de de bombes, et un peuple qui souffre le martyr sous les coups d'un Etat terroriste ( je sais, il en est d'autres, mais beaucoup moins efficaces finalement, si l'on en croit les comptabilités mortifères) qui frappent les femmes et les enfants d'abord. Malheur aux vaincus que l'on colonise en dépit des résolutions de l'ONU dont on bombarde jusqu'aux écoles que des enfants prirent pour des refuges. Mais tout ça n'est pas grave puisque l'Europe, encore, comme à chaque "réponse" guerrière, paiera la note des reconstructions à venir, si tant est qu'il reste dans la bande suffisamment de pierres. Mais pour Israël le combat continue, les Etats-Unis à qui elle sert de gigantesque porte-avions, payeront la note des armes employées. Il faut faire marcher le complexe militaro- industriel et, en Israël même, alimenter une industrie sécuritaire qui ne fleurit que dans les champs de la désolation.
Et puis la guerre, sans doute, contribue à faire le ciment de ce peuple que De Gaulle avait l'audace de qualifier de dominateur, mais dont on ne dit pas assez qu'il souffre sous un gouvernement d'extrême-droite, avec Netanyahu, qu'il a choisi pour son malheur.
Enfin l'Irak et ceux, qu'on a nous-mêmes armés, dont les armes se retournent contre nous. Un journaliste assassiné parce qu'il eut la mauvaise idée d'être Américain. il ne faisait que son travail pourtant et c'est pourquoi il est mort, victime de la barbarie. Mais ces bourreaux là ne furent -ils pas engendrés eux-mêmes par un terrorisme d'un autre genre, industriel celui-là ? Voilà donc une des nombreuses répliques de l'intervention des Américains en 2003 en Irak dont on sait aujourd'hui qu'elle fut quasi-exclusivement attirée par l'odeur du pétrole.
Le terrorisme règne, dans toute son atrocité, et ce sont les innocents qui trinquent, bien davantage que les terroristes, de quelque bord qu'ils fussent.
Il n'est de solutions que politiques sous peine que les hivers qui suivent, y compris dans les contrées qui nous sont proches, ne soient plus rudes que prévus.
JM Gardère
La politique trop souvent se borne à prendre le peuple à témoin au lieu de le tenir pour juge
vendredi 25 juillet 2014
Contradictions
Le patronat au travers de la fédération nationale des travaux publics s’alarme, avec certaines organisations syndicales ce qui est assez rare pour être souligné, des baisses de dotation de l’Etat aux collectivités territoriales.
Ainsi, dénoncent ces organisations, un emploi sur cinq dans les Travaux Publics pourrait disparaître si le gouvernement s’entêtait à restreindre les dépenses publiques appliquées aux communes, régions, départements (avant d’ailleurs que ces derniers ne disparaissent bientôt corps et biens sur l’autel du moderno-réformisme inutile).
La politique de l’offre du gouvernement a quelque chose d’étrange puisqu’elle intervient à un moment où il y aurait plutôt surproduction par rapport à la demande.
On retire de l’argent aux collectivités pour le redonner indirectement aux grandes entreprises qui ne savent qu’en faire et qui, globalement, ne l’utilisent ni en investissements, ni en salaires. On entre ainsi en plein dans une politique d’austérité qui profite non pas aux pauvres qu’on assiste de moins en moins, mais aux actionnaires et aux rentiers qui n’espéraient pas autant d’assistance de la part d’un gouvernement pourtant issu d’un parti censé être celui des salariés.
Ainsi, dénoncent ces organisations, un emploi sur cinq dans les Travaux Publics pourrait disparaître si le gouvernement s’entêtait à restreindre les dépenses publiques appliquées aux communes, régions, départements (avant d’ailleurs que ces derniers ne disparaissent bientôt corps et biens sur l’autel du moderno-réformisme inutile).
La politique de l’offre du gouvernement a quelque chose d’étrange puisqu’elle intervient à un moment où il y aurait plutôt surproduction par rapport à la demande.
On retire de l’argent aux collectivités pour le redonner indirectement aux grandes entreprises qui ne savent qu’en faire et qui, globalement, ne l’utilisent ni en investissements, ni en salaires. On entre ainsi en plein dans une politique d’austérité qui profite non pas aux pauvres qu’on assiste de moins en moins, mais aux actionnaires et aux rentiers qui n’espéraient pas autant d’assistance de la part d’un gouvernement pourtant issu d’un parti censé être celui des salariés.
JMG
paru dans "le Progrès de Lyon" juin 2014
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La politique trop souvent se borne à prendre le peuple à témoin au lieu de le tenir pour juge
mardi 15 juillet 2014
Ne pas s'interdire de dire la vérité
Pourquoi faudrait-il définitivement nous taire sous prétexte que nous avons voté pour ce gouvernement ? Pourquoi n'aurions nous pas le droit de dénoncer les mesures ou les actions que nous jugeons contraires à l'intérêt général, à celui de la gauche, à l'intérêt du parti socialiste lui-même ?
Ainsi le pacte de responsabilité qui nous mène droit dans le mur. Devrions-nous le trouver absolument positif et ne pas le dénoncer, alors qu'il appauvrit l'ensemble des Français sauf ceux qui y ont intérêt, et qui sont probablement derrière cette politique désastreuse, j'ai nommé les oligarchies financières ?
Pourquoi devrions-nous nous interdire, sous prétexte que nous serions socialistes, de dire haut et fort que Valls aujourd'hui non seulement conduit une politique de droite mais prépare activement, par son attitude, le retour d'une droite qui, elle, sera plus dure et plus dogmatique encore, toute tendue vers la volonté d'en découdre contre ce qui sera resté de la gauche moribonde. Cet esprit de revanche finira de faire exploser la gauche dans son ensemble. Pire, la droite qui se sera certainement dégagée de la boue des affaires dans laquelle elle se trouve actuellement, continuera ce travail de sape contre les projets de société progressistes que nous voulions malgré tout.
Et donc voilà, voilà pourquoi il convient de ne pas se taire, voilà pourquoi je me force, car je ne le fais pas de gaieté de coeur, à condamner par exemple, parce qu'elle est révélatrice, la dernière trouvaille d'un Benoît Hamon que j'ai longtemps soutenu mais qui me déçoit comme me déçoit l'ensemble de ces membres du gouvernement qui délibérément, consciemment, confondent politique et communication politique.
Comme ministre de l'éducation nationale, Benoît Hamon en effet dit vouloir faire bénéficier les écoliers d'un enseignement au codage informatique. Le problème c'est que cet enseignement se ferait hors du temps scolaire. Cet enseignement en effet est important, essentiel même si on ne veut pas que les outils technologiques nous dépassent un jour. Mais pourquoi alors ne pas laisser la maîtrise de cet enseignement à l'Education Nationale elle seule en mesure d'en assurer l'égale et équitable répartition sur tout le territoire national ?
Dispensé par qui alors cet enseignement, si ce n'est par l'éducation nationale ? Par les collectivités, premières victimes du pacte de responsabilité, ou dans le cadre des nouveaux rythmes scoalires, par les parents eux-mêmes ?
Quels élèves en bénéficieront finalement ? Pas ceux en tout cas qui n'auront pas eu la chance d'habiter des communes ou des communautés de communes suffisamment riches ou organisés pour monter de tels enseignements ? Et que dire encore des volontés politiques qui seront forcément différentes selon les collectivités.
Ainsi aura-t-on remplacé la fracture numérique par la fracture territoriale. A moins, qu'à force de jouer les apprentis sorciers, nous restent sur les bras les deux ensemble.
JMG
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La politique trop souvent se borne à prendre le peuple à témoin au lieu de le tenir pour juge
vendredi 11 juillet 2014
Qui gère mal la MJC de Lons-le-Saunier ?
Comme on dit souvent, si la culture coûte trop cher, essayez l’ignorance. Le nouvel adjoint à la culture de Jacques Pélissard devrait méditer cette phrase. Ce "jeune", mais déjà ancien de la gauche passé par opportunisme dans l'autre camp, déclare que la MJC n’a plus la confiance de la ville de Lons-le-Saunier.
Pourquoi ? Parce que, je cite, « la MJC n’est pas en capacité de gérer l’argent public qui lui est confié. » C’est précisément ce qu’il fallait démontrer. Or tel n’est pas le cas, et pourtant le bruit court en ville et la rumeur va bon train sans cesse répétée entre deux coups de pelle mécanique dans la rue J.Jaurès (actuellement en travaux et complètement barrée) C’est bien connu quand on veut abattre son chien on aboie alentour qu’il a la rage : la MJC est mal gérée un point c’est tout, circulez il n’y a rien à voir, (surtout dans la rue Jean-Jaurès).
Mais dans cette affaire ce qui me désole, ce qui m’effraie même, c’est la légèreté des responsables politiques de la ville dans la gestion de la MJC.
Faut-il rappeler que le maire de Lons-le-Saunier est membre de droit du Conseil d’Administration de cette MJC mal gérée, faut-il rappeler encore qu’un maire-adjoint de cette même ville ainsi qu’une conseillère municipale sont, ou étaient au moins jusqu'aux municipales du mois de mars dernier, membres associés du CA de cette association très mal gérée ? Est membre aussi du CA de cette association extrêmement mal gérée le président de la Maison Commune par ailleurs maire-adjoint de cette même ville de Lons-le-Saunier. Si vraiment cette association était infiniment mal gérée n’y avait-il pas lieu d’y remédier d’abord en faisant en sorte de mettre au boulot tout ce beau monde ?
Le maire-adjoint à la culture nous dit encore, je cite : ( le Progrès de Lyon en date du 3 juillet) « la MJC à essayé de nous camoufler sa situation financière… »
Elle a essayé ou elle a camouflé ? Serait-ce un procès d’intentions qu'on ferait au CA de la MJC ? C’est une accusation grave dont je me demande si ce maire-adjoint prend bien la mesure. Il évoque encore "un rattrapage de points d'ancienneté du personnel" que la MJC aurait caché. Diantre ! Renseignement pris rien n'a été caché. Il s'agirait en réalité d'un rattrapage lié aux droits des salariés. Les salariés de la MJC de Lons-le-Saunier, une dizaine qui aujourd'hui se battent pour leur emploi, ne seraient-ils pas des salariés comme les autres ?
Elle a essayé ou elle a camouflé ? Serait-ce un procès d’intentions qu'on ferait au CA de la MJC ? C’est une accusation grave dont je me demande si ce maire-adjoint prend bien la mesure. Il évoque encore "un rattrapage de points d'ancienneté du personnel" que la MJC aurait caché. Diantre ! Renseignement pris rien n'a été caché. Il s'agirait en réalité d'un rattrapage lié aux droits des salariés. Les salariés de la MJC de Lons-le-Saunier, une dizaine qui aujourd'hui se battent pour leur emploi, ne seraient-ils pas des salariés comme les autres ?
Côté intentions il est un indice intéressant qui court dans la bouche de ce nouvel élu : « je ne pense pas qu’on puisse reconstruire quelque chose sur le passif de la MJC. Elle ne va pas disparaître mais il faut revoir sa gestion avec des anciennes personnes, mais aussi des nouvelles personnes. »
Tout est dit, « des nouvelles personnes ». On démolit une association pour mettre des nouvelles personnes. A la place de celles dont on ne veut plus ?
Pour des adeptes de la bonne gestion, c’est payer cher l’avis de recrutement.
Tout cela pour condamner à mort ou déstabiliser pour le moins une activité culturelle et d'éducation populaire dont notre société a tant besoin aujourd'hui pour éviter et combattre la violence sociale. Le dénigrement dont est l'objet la MJC est insupportable surtout venant de la part d'une municipalité dont le premier devoir serait de créer du lien social.
Elle fait juste le contraire.
JMG
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La politique trop souvent se borne à prendre le peuple à témoin au lieu de le tenir pour juge
samedi 28 juin 2014
Faillite de la MJC ou faillite d'une municipalité ?
La culture est bien malmenée ces temps-ci, ou plutôt ceux qui la font vivre ce qui rend la question encore plus pathétique, car la culture n’est pas une abstraction, elle concerne des hommes et des femmes qui lui donnent son épaisseur, son essence, sa respiration, et sa sueur aussi. C’est vrai des intermittents du spectacle, pourquoi lutteraient-ils si ce n‘était vital pour eux mais aussi pour le futur de ce que l’on nomme aujourd’hui « l’industrie culturelle » étrange alliance de mots qui montre que tout doit être pesé à l’aune de la rentabilité et du retour d’investissement ? Cette industrie n’aurait-t-elle pas trouvé ses raisons d’être, y compris en termes financiers ? J’avais cru comprendre que la culture en France rapportait plus d’argent au final qu’elle n’en pouvait coûter. Donc comme socialiste, ou soit-disant socialiste selon la terminologie du député Leroux, je suis contre la façon dont Valls traite les intermittents du spectacle n'en déplaise à certains de mes camarades socialistes qui n'aimeraient pas ce blog parce qu'il serait antigouvernematal. Bon ça c'est fait.
Côté UMP, le maire de la ville de Lons-le-Saunier, Jacques Pélissard, aidé par son "jeune" maire-adjoint de la culture (un ancien du parti socialiste, voir les épisodes précédents ) a décidé de ne plus verser la subvention de 135 000 euros, soit la moitié de la dotation annuelle, qui permettrait à la MJC de continuer à vivre et à servir. Il s’agit là d’activités culturelles au sens large avec une dimension d’éducation populaire ouverte à une population diverse, cinquante activités environ pour plus de mille -cent adhérents qui y trouvaient leur compte d’enrichissement personnel. Pas le maire de Lons-le-Saunier apparemment qui n’y retrouve pas ses billes. Mauvaise gestion dit-il, pas de projet renchérit son adjoint qui sait lui aussi sortir son pistolet (celui de la rentabilité) lorsqu’il entend le mot culture. Et donc pas de "projet", au sens pélissardien du terme, pas de chocolat.
Bien sûr il faut gérer, s’assurer que les fonds publics sont pour le mieux utilisés, et puis trop de dépenses publiques, selon la doxa libéraliste, nuiraient. C’est fou d’ailleurs ce que notre société, d'une manière générale, peut surveiller les fonds publics alors que les puits sans fond pourraient être à chercher dans l’avidité d’un actionnariat privé qui lui n’a de projet que le sien : celui de l’enrichissement tout court.
Revenons à la MJC, outre les activités perdues, bien aussi grave, et assurément dramatique pour ceux qui sont directement concernées, la situation de la dizaine de salariés permanents qui voient leur emploi menacé. Là aussi on dira qu’on a l’habitude après tout, les chiffres du chômage explose, pourquoi pas dans une maison des jeunes et de la culture ? Personne ne doit être exempté de payer son dû à l’austérité.
Le déficit structurel serait de 145 000 euros, sur un budget de la ville de 32 150 000 euros environ, à peine 0,45% ! Comme si la culture devait à tout prix équilibrer ses comptes immédiats et apparents. Demande-t-on à l’éducation nationale de rapporter des bénéfices immédiats ? A-t-on mesuré la perte que la liquidation annoncée de la MJC entraînerait en terme de bonheur public, a-t-on évalué ce que ces activités populaires apportent en bien-être, ou en évitement de maladie ? Le bonheur public n’est-il pas inestimable, à un coût qui plus est aussi bas ?
Qu'il faille faire des efforts de gestion, d'optimisation, bien sûr, et j'ai cru comprendre que la MJC en faisait, qu’une municipalité soit comptable, responsable et donc attentive aux deniers publics qu’elle verse c’est tout aussi naturel.
L’inacceptable c'est le droit de tuer une activité, de façon si violente, si inattendue, (et les emplois qui vont avec), sous prétexte que celle-ci serait, et si peu, comptablement déficitaire !
L’inacceptable c'est le droit de tuer une activité, de façon si violente, si inattendue, (et les emplois qui vont avec), sous prétexte que celle-ci serait, et si peu, comptablement déficitaire !
Jean-Marc Gardère
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La politique trop souvent se borne à prendre le peuple à témoin au lieu de le tenir pour juge
jeudi 19 juin 2014
CFDT ou le coucou du syndicalisme
Il y a bien longtemps que la CFDT, au sens confédéral du terme, n’est plus un syndicat. Je ne vise pas ici les équipes syndicales qui défendent les salariés au quotidien, la nécessité sur le terrain faisant loi, l’idéologie dans ces cas étant à mettre au second plan voire même oubliée dans l’action. Mais je précise que plusieurs structures cédétistes se sont par exemple prononcées, contrairement à leur confédération, au pacte de responsabilité concoctée par le gouvernement Hollande.
Je dis que la confédération CFDT a abandonné l’idée même de combat syndical pour privilégier la négociation au risque de n’être plus crédible aux yeux de ceux qu’elle est censée défendre. Aux yeux du monde du travail la CFDT en effet peut passer pour un syndicat « jaune », c’est une accusation grave mais qui glisse sur le plumage de ses dirigeants lesquels depuis longtemps confondent démocratie sociale et collaboration, parfois constructive d’ailleurs ( mais ça dépend pour qui), avec le pouvoir en place.
Aujourd’hui c’est le gouvernement « socialiste » Hollande-Valls qui en profite, mais hier ce pouvait être celui de Raffarin, Fillon ou d’autres. Et toujours les salariés qui trinquent.
Ainsi de multiples « réformes » ont pu être jugées acceptables parce qu’une confédération dite "réformiste" avait donné son accord, ce fut notamment le cas de la réforme des retraites en 2003 ou plus proche de nous de l’accord national interprofessionnel en janvier 2014 qui donna naissance à la loi dite de flexi-sécurité de juin 2013 qui n'est forte qu' à déstabiliser notre droit du travail.
La CFDT parle beaucoup de démocratie sociale, mais nous à habitué a signer des accords qui engagent les salariés au mépris du respect qu’elle devrait pourtant au fait majoritaire sur le terrain et dans les luttes syndicales. Elle passe pur le chevalier blanc, responsable, à la différence de l’extrémisme ou du jusqu’au-boutisme supposés de la CGT ou de la FSU. En réalité la CFDT serait encore moins que le peu qu’elle est aujourd’hui sans la détermination et le courage de ceux qui se battent. La CFDT est à cet égard une espèce de coucou qui recueille les fruits du véritable combat syndical et peut dans le même temps appeler à l’arrêt de grèves qui sont tout à fait légitimes, comme celle des cheminots dont l'intérêt se confond avec celui de la société toute entière.
Les conditions du dialogue sont ainsi faites en France ou un syndicat minoritaire, en tout cas dans les luttes, peut servir à asseoir, au nom d’une soi-disant démocratie sociale, des politiques de régression sociale avérée. On prend souvent l’exemple de l’Allemagne. Eh bien en Allemagne, sans vouloir imiter leur système à tout prix, cela ne se passe pas ainsi.
Peut-être un jour un gouvernement de gauche aura-t-il le courage de remédier à cette bizarrerie des rapports sociaux en France.
JMarc Gardère
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samedi 14 juin 2014
Parti socialiste : ne pas laisser la clé aux conservateurs
Le parti socialiste n’est plus ce qu’il était et il faut le retrouver. Non en vertu d’un sentiment d’appartenance dont on serait nostalgique mais parce qu’il est encore nécessaire à la gauche toute entière. On est aujourd’hui dans une impasse dans laquelle ceux que j’appellerais les conservateurs-libéralistes, à l’intérieur même du parti, l’ont placé.
Qui sont ces conservateurs ? Ils tiennent aujourd’hui les commandes du parti, ce sont ceux qui se définissent pourtant comme les modernistes, à coup par exemple d'illusoire réforme territoriale, ou pire de réforme ferroviaire, qui à tout bout du champ nous parlent du 21éme siècle sans nous en dire aucun contenu, aucun projet quelconque. Où nous mènent-ils ? Ce sont aussi ceux qui à tout prix veulent conserver leur place, avant d’en conquérir d’autres, alors qu'il nous faudrait songer à gagner la bataille des idées pour le progrès social.
Ce qui nous importe, à nous militants socialistes, c’est de retrouver les chemins du progrès et de la transformation sociale, dans la justice. Tout est à construire ou à reconstruire. Les élections municipales, puis européennes, nous ont montré s'il en était encore besoin, que le PS comme le gouvernement faisaient fausse route. Qui parmi ces conservateurs-libéralistes l’a entendu ? Mais les élections perdues ne sont rien par rapport à l’enjeu que représente aujourd’hui le combat que nous devons mener pour la défense de l’état social.
Celui-ci aujourd’hui est mis en danger par ceux-là mêmes auxquels nous avons fait confiance. Le gouvernement actuel de Manuel Valls va dans le mur, non seulement il met en péril l’ensemble du parti socialiste et de la gauche tout entière, mais surtout il est en passe de briser l’espoir d’une société plus égale, plus juste, moins violente. La politique dite de l’offre qu’il a choisi de conduire, fondé sur le monétarisme qui tourne le dos aux droits sociaux, sans voir que ceux-ci sont la condition même du développement économique, est une politique suicidaire qui fait entrer notre pays dans la déflation économique et la désespérance sociale.
Pour quelques points positifs, insuffisants, combien de décisions réglementaires ou législatives ont pu depuis l’élection de mai 2012 nous plonger dans un tel marasme avec des reculs que la droite elle-même n’aurait pas osé faire. Il faut d’ores et déjà en faire l’inventaire. Qu’en sera-t-il quand la droite revancharde sera revenue au pouvoir ? Ne sera-t-il pas trop tard, la droite ne prendra-t-elle pas prétexte de ce que ce gouvernement aura fait ou pas fait pour appuyer plus encore sur le bouton de la régression ?
C’est pourquoi il faut aujourd’hui nous ressaisir et appeler à un véritable débat à l’intérieur de notre parti et si besoin changer les directions locales et nationales. Car ce n'est pas à nous de partir pour leur laisser la clé.
Il est nécessaire de débattre à nouveau pour retrouver nos valeurs historiques en vue d’une autre action que celle qui nous est offerte. Il est hors de question de suivre aveuglément un gouvernement ou une direction nationale qui ont abandonné les exigences idéologiques et politiques débattues et votés en Congrès, il est hors de question de mettre sous le boisseau des promesses présidentielles pourtant très modérées.
Il faut tenir un congrès le plus rapidement possible, comme l'ont déjà demandé des membres du courant "maintenant la gauche", c’est notre seule chance pour tenter au moins de nous réapproprier notre parti.
Sur le plan fédéral j’appelle le premier secrétaire à réunir à une date fixée par le bureau fédéral une réunion de l’ensemble des militants du département du Jura pour faire le bilan de ce qui s’est passé depuis deux ans et ouvrir le chemin pour des réformes authentiques fidéles aux idéaux que nous avons toujours jusqu'ici défendus.
Il y a urgence.
Jean-Marc Gardère
membre du bureau fédéral PS Jura
mandataire "maintenant la gauche"
Jean-Marc Gardère
membre du bureau fédéral PS Jura
mandataire "maintenant la gauche"
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